mercredi 30 avril 2014

La situation en Ukraine ne s'améliore pas et Poutine se tourne vers l'Extrême droite Européenne.


Les Russes ne changent pas de cap et la situation en Ukraine se détériore et se transforme en conflit. 

L’Europe doit écouter et continuer le dialogue avec les Russes afin de trouver une solution de sortie de crise sans oublier d'intégrer les Ukrainiens autour de la table des négociations. 

Mais nous devons tous être conscients que la Russie ne dialogue pas, elle ne négocie pas, elle gagne du temps et progresse.

Après avoir annexé l’Ukraine de l’Est et du Sud, Poutine va vouloir reconstruire comme il l’appelle la « Nouvelle Russie ». Il regardera les pays baltes, la Moldavie (Transnistrie) , le Kazakhstan, le Turkménistan, etc. 

Poutine manie la force de la diplomatie, les mouvements militaires, les pressions sur les prix des hydrocarbures et les contraintes économiques. Il se joue des sanctions économiques imposées par l’occident et provoque les Etats Unis.

Les partis d’extrême droite Européens qui progressent inexorablement sont maintenant soutenus et reçus au Kremlin avec les honneurs. Poutine a trouvé des alliés de poids : Marine Le Pen en France qui devrait obtenir un succès important aux élections Européennes (désastreux pour l’image de la France), Viktor Orbán, le Premier Ministre Ultranationaliste Hongrois, les nationalistes Polonais, et les néofascistes montants aux Pays Bas et en Grèce. En aidant les partis d'extrême droite à gagner les élections et conquérir le pouvoir, Poutine souhaite déstabiliser les gouvernements actuels.  Il va jouer avec les pays du Vieux Continent comme il le fait maintenant avec l'Ukraine. Il va soutenir la révolte des peuples. Révolte qu'il voudra sociale et nationaliste. 
La propagande et la déstabilisation économique et sociale redeviennent les armes favorites de la Russie. La guerre froide est de retour! Et si quelqu'un pouvait en douter, Poutine en réaction aux sanctions annonce que "la Russie n'avait pas l'intention de poursuivre l'exploitation de la Station Spatiale Internationale (ISS) du-delà de 2020". L'escalade verbale et la communication de propagande sont en marche.

Mais attention, nous avons un problème de pouvoir entre puissances mondiales et Poutine continue à mettre minutieusement en œuvre son plan de déstabilisation.  Il annonçait le 12 décembre dernier devant le parlement : « Nous défendrons les valeurs traditionnelles, fondations spirituelles et morales de la civilisation : la famille traditionnelle, la vraie vie humaine y compris religieuse ». Ce discours peut séduire et rassembler très largement en dehors des frontières de la Russie actuelle. Entre la progression militaro-géo-politique et son discours chaque fois plus nationaliste, la Russie va devenir un voisin et un partenaire bientôt dangereux et infréquentable.   

L’Europe doit dialoguer et être ferme. Les sanctions politiques et économiques ne vont pas être suffisantes. Nous allons devoir faire la démonstration, de la capacité des Européens à défendre, par la dissuasion militaire, nos pays, les frontières de nos partenaires, nos constitutions, nos droits et nos libertés. Mais si la Russie a des problèmes (économiques, sociaux, d'identité, etc.) il faut l'écouter. Nous devons chercher toutes les opportunités d'enrayer cette escalade. L'Europe doit défendre ses valeurs et son identité, mais aussi les rendre compatibles et acceptables par les pays qui l'entourent. L'Etat de bien-être Européen tout le monde le désire, tout le mode en rêve. Si vous demandez à des étrangers, aux quatre coins du monde, où ils souhaiteraient vivre, la réponse est majoritairement en Europe. Nous pouvons donc réussir à fédérer et à convaincre. Faisons le pour l'Europe et pour la paix!!

dimanche 9 mars 2014

Attention, nous laissons grandir une dictature aux portes de l’Europe.


Ne laissons pas faire Poutine ! Ne laissons pas l’Ukraine basculer dans un conflit, qui pourrait devenir planétaire.

Il est possible de mettre en place des sanctions contre Poutine, contre ses proches, contre le système russe.

Poutine dépasse les limites de l’acceptable. Après ses massacres en Georgie et ses positions prises sur la Syrie qui ont entériné une situation d’oppression et de massacre des populations, allons nous laisser maintenant la Russie et Poutine annexer tout ou partie de l’Ukraine.

Nous vivons actuellement la crise la plus profonde et sans aucun doute la plus grave depuis la Guerre Froide et l'avant Guerre de l'ex-Yougoslavie. Ce qui se passe est dangereux pour les peuples Ukrainiens, pour l’Europe et inadmissible. Personne ne peut accepter les mouvements militaires ordonnés par Poutine pour terroriser les peuples et effrayer le monde. La présence des troupes de Poutine dans l’Est de l’Ukraine est une violation des frontières.

D’autre part, on ne peut ni envisager, ni laisser organiser un référendum en Crimée, il serait illégal et inconstitutionnel. Attention, laisser faire, ce serait laisser la porte ouverte à des referendums similaires dans d’autres régions d’Europe. Les pressions militaires et les mouvements des peuples ne doivent pas permettre des actes illégaux au regard du droit international.

Les relations de l’Europe avec la Russie doivent se durcir. Bien sur j’approuve la non présence de ministres français aux jeux paralympiques de Sotchi. C’est symbolique, mais il faut aller plus loin et très vite.

Nous devons étudier, et ne pas hésiter à appliquer des sanctions économiques significatives (gels d’avoirs, contraintes douanières, annulation de contrats, saisies de marchandises, etc.) et des actions diplomatiques (refus et retrait de visa, interdiction de mouvements, rappel des diplomates, etc).

Nous pouvons dialoguer et il faut le faire. Le dialogue est toujours la meilleure solution. Mais Poutine impose, terrorise et enfreint les lois internationales. Il adapte les lois nationales, à ses désirs et ses stratégies. Il ne respecte rien ni personne, ni ses opposants, ni les frontières, ni les peuples (Gerogie, Syrie, Ukraine, ..).

N’oublions pas que Poutine est un des anciens dirigeants du KGB (service de renseignement et d'action de l’Ex-URSS) et ancien directeur du FSB (sécurité publique). N’oublions pas comment il a su garder tous les pouvoirs alors que la constitution Russe lui interdisait de rester président. Il agit et s’impose comme un président à vie, sans foi ni loi!!

Attention cette situation venue de l’Est peut nous amener inexorablement vers un conflit aux portes même de l’Europe avec des implications et des conséquences non prévisibles et dangereuses. Guerre, exterminations, perte des libertés, etc.  L’Europe, la France et les Etats Unis doivent et peuvent agir et obtenir le respect des peuples et des lois. Ne laissons pas faire Poutine. Créons une force européenne de défense!

Michel Durrieu

dimanche 10 novembre 2013

Prostitution: faut-il pénaliser les clients? La prostitution doit elle être interdite?

La prostitution est une question de société, aussi importante et incontournable que l'est la réflexion sur la dépénalisation du cannabis ou l'acceptation et la légalisation du mariage pour tous.

On se pose maintenant la question de savoir si il faut pénaliser les clients qui ont recours à la prostitution? Mais où va-t-on ? Que font les Europeos, les socialistes, les gens qui pensent, les sociologues, les politiques ?

De vrais questions se posent, il faut y répondre et arrêter d’être hypocrite: La prostitution est-elle forcément une condition subie et dégradante? Faut-il l'abolir ou, au contraire, l'autoriser pour mieux l'encadrer?

Je souhaite vous donner mon avis et vous invite à réfléchir, ensuite, sur le sujet en lisant un excellent article de Nathalie Heinich, sociologue, publié par le monde le 8 novembre 2013.

Pour ma part je ne crois pas aux interdictions puritaines qui s’appuient sur des réflexions du type « la sexualité sans âme, sans considération de la personne, est à l’antipode de l’idéal de liberté » (Dominique Simmonet, journaliste - écrivain) ou « la prostitution dans la société d’aujourd’hui est une réalité violente et injuste, inhumaine et criminelle. Une réalité inacceptable dans la République» (Tribune signée, entre autre, par Roselyne Bachelot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet).

Je ne crois pas à l’abolition de la prostitution et je n’y suis pas favorable. « L’urgence est d’abord de mettre fin à l’esclavage de la prostitution lorsqu’elle est imposée par des réseaux mafieux ». Mais l’abolition est une aberration, un non sens. Des personnes ont choisi librement la prostitution (hommes, femmes, hétérosexuels et/ou homosexuels) Demandons aux prostitués/ées ce qu’ils /elles pensent ? Individuellement, sans contrainte et sans apriori . Certains/es font le choix de ce métier et ne souhaitent pas en changer. Ils/elles en ont le droit. C’est aussi ça la liberté. Parce qu’il y a des trafiquants de voitures volées nous allons interdire les voitures ? Parce qu’il y a de la contrebande d’alcool aux frontières nous allons interdire les boissons alcoolisées? Parce qu’il y a des financiers mal intentionnés, allons nous interdire les banques?

Pénaliser les clients de prostitués est absurde. Il sera impossible d’appliquer la loi. Allons nous poursuivre les clients chez eux et dans les hôtels ? La prostitution volontaire et choisie n’aura d’autre option que la clandestinité. Les systèmes mafieux seront renforcés.

Il faut autoriser et contrôler la prostitution.

A vous de réfléchir!!!


Lire, ci-dessous, l'article de Nathalie Heinich (sociologue)


Une loi culpabilisante - Contre le féminisme puritain 

Tel un serpent de mer, le projet de pénalisation des clients de la prostitution vient de resurgir, à l'initiative de députés du Parti socialiste. Mû par une excellente intention - faire respecter la dignité des êtres humains, et des femmes en particulier - mais porté par des arguments inconsistants, ce projet risque fort, s'il est adopté, d'engendrer des effets opposés à ses objectifs, illustrant une fois de plus les fourvoiements d'un certain angélisme que cultive une partie de la gauche. 

Commençons par l'argument de la dignité : peut-il être légitimement opposé à la défense des libertés individuelles, notamment en matière d'exercice de la sexualité ? En l'état actuel, la loi respecte la liberté sexuelle à condition qu'elle s'exerce entre adultes consentants. La prostitution des mineurs étant déjà pénalisée, reste la question du consentement. Les défenseurs de ce projet arguent que les personnes qui se prostituent ne le font de leur plein gré qu'apparemment, y étant le plus souvent poussées par la nécessité économique ou par des traumatismes psychiques. Mais l'argument de la nécessité économique ne tient pas, ou alors il faudrait interdire toute activité rémunérée pour des raisons strictement alimentaires. Reste l'argument du traumatisme psychique, qui entraverait inconsciemment le libre arbitre en matière de sexualité. Voilà qui suppose une hypothèse lourde, à savoir qu'il faudrait protéger les prostitué(e)s contre eux (elles)-mêmes, en s'appuyant non sur l'expression de leur volonté, mais sur l'état présumé de leur inconscient. A quand donc une police d'investigation psychanalytique? Quand les défenseurs autodéclarés des prostitué(e)s daigneront-ils écouter leurs revendications, totalement opposées à une telle mesure? Continuons avec l'argument de la jurisprudence, qui pousserait à aligner la question de la prostitution sur des mesures déjà votées en matière de protection de la dignité humaine: la jurisprudence concernant le lancer de nains (spectacle qui a été interdit alors qu'il se faisait avec l'accord des intéressés), et la jurisprudence concernant le port de la burqa. Or, aucun de ces deux cas ne peut servir de fondement à une pénalisation de la prostitution, parce qu'ils concernent exclusivement l'espace public: ce qui est jugé attentatoire à la dignité dans le cas des nains, c'est la mise en spectacle (mais, dans l'intimité, ils peuvent faire ou se faire faire ce qu'ils veulent); et dans le cas des femmes au visage dissimulé, c'est la privation du statut de citoyen à part entière dans l'espace public (mais, à la maison, elles portent la tenue qu'elles veulent). En revanche, la prostitution n'a pas vocation à s'exercer en public - au contraire. Elle ne concerne donc que deux adultes a priori consentants. Exit l'argument de la dignité, sauf à interdire aussi les pratiques sadomasochistes. A quand donc une police d'investigation en chambre ?Reste l'argument de la marchandisation du corps humain comme atteinte à la dignité, commun aux partisans de la pénalisation de la prostitution et aux opposants à la gestation pour autrui (mères porteuses). Là encore, il y a tension entre deux valeurs fondamentales : la dignité, qui concerne le bien public, et la liberté individuelle, qui ne concerne que les personnes impliquées. Or la question de la marchandisation du service sexuel dans le cadre de la prostitution n'est pas assimilable à la question de la marchandisation du service procréatif dans le cadre de la GPA, parce que cette dernière ne concerne pas que la mère porteuse et les parents adoptifs : elle concerne aussi l'enfant ainsi fabriqué, et les enfants de la mère porteuse, si elle en a.Le bon sens autant que les avis des spécialistes de la petite enfance incitent à considérer que ce ne sont pas là des entités inexistantes, mais des êtres vivants, dotés d'affects et donc susceptibles d'être affectés - sans doute profondément - par l'abandon. Or rien de tel dans la prostitution : être opposé à la GPA n'implique donc pas de militer aussi pour l'interdiction de la prostitution. 
Que reste-t-il, dès lors, à l'appui de ce projet ? Rien d'autre que la force de l'éthique de conviction qui anime leurs porteurs. Mais, en politique, la sagesse incite à faire prévaloir l'éthique de responsabilité sur l'éthique de conviction; et, en l'occurrence, à écouter la voix des spécialistes, qui expliquent à quel point un cran supplémentaire dans la clandestinité exposerait les plus faibles parmi les prostitué(e)s à encore plus de vulnérabilité. 
S'il était adopté, ce projet de loi irait donc contre ses propres intentions, oubliant que l'urgence est d'abord de mettre fin à l'esclavagisme de la prostitution lorsqu'elle est imposée par des réseaux mafieux. 
Invitée en 2004 à un colloque du Parti socialiste sur " L'avenir de la France ", j'y avais proposé, afin de mettre un terme aux conditions indignes d'exercice de la prostitution, l'autorisation des bordels à condition qu'ils soient réglementés, autogérés, bien chauffés et... mixtes (égalité oblige). Ma proposition avait alors été ovationnée par une nombreuse assemblée de militants. Le Parti socialiste a-t-il donc à ce point changé en moins de dix ans? Je ne le crois pas : simplement, comme toujours, les tendances les plus radicales, comme c'est le cas, aujourd'hui, de la tendance la plus puritaine du féminisme, y parlent toujours le plus fort, et avec elles le risque du fourvoiement dans des mesures au mieux inutiles, au pire contre-productives. Espérons que les députés auront, cette fois, le bon sens d'y résister.


Et maintenant n'hésitez pas à poster vos commentaires!!!!

dimanche 1 septembre 2013

Oui il faut intervenir en Syrie, non aux guerres dans le monde!

Il faut intervenir au plus vite en Syrie pour protéger les civils de la barbarie. L’emploi d’armes chimiques relève du crime contre l’humanité.
Après deux ans de conflit, il y a déjà eu 100.000 morts selon l’ONU, 10% sont des enfants, ils sont torturés et des familles entières exécutées et massacrées.
Si il y a des preuves d’utilisation d’armes chimiques par le régime Syrien et bien sur par les opposants, aussi, nous devons intervenir avec une réaction de force. La convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'usage des armes chimiques et sur leur destruction a été signée le 13 janvier 1993 à Paris et est entrée en vigueur le 29 Avril 1997. Nous ne pouvons pas fermer les yeux devant un crime avéré contre l’humanité. Nous sommes les garants de l’application de cette convention, elle a été signé chez nous en France.

Bacher el Assad a gagné du temps et a utilisé ses armes chimiques, il tue froidement et avec préméditation. Il joue avec l’occident. Son partenaire russe le pousse au crime. Poutine est dangereux il voudra peut être utiliser des armes chimique un jour ! Nous sommes des observateurs, nous finirons par être complice si nous ne faisons rien. Que fait l’Europe ? Nous n’avons pas de défense commune, ni de position commune. Nous avons financer une misérable aide humanitaire de 1,25 Milliard d’euro. Nous achetons notre bonne conscience. J’ai honte de mon Europe, comme j’ai honte de ce qu’a pu faire le gouvernement de Vichy pendant la seconde guerre mondiale. Nombreux sont ceux qui se demandent comment les peuples ont pu laisser faire Hitler, envahir, massacrer et exterminer. L’histoire se répète. On se demandera certainement dans 50 ans pourquoi nous avons laissé Bacher el Assad, tuer, gazer, et laisser plusieurs millions de syriens fuir leur pays (1 million d’enfants sont déjà des réfugiés).

Je me demande pourquoi les français sont contre une intervention ? Pourquoi 74% des sympathisants de droite sont contre (49% de sympathisant de gauche, ouf, mais c’est pas beaucoup mieux !!!)? Pourquoi ?? Ce sont les liens étroits entre la droite française et le gouvernement de Bacher El Assad, dans le passé récent, qui expliquent cet position?

Je suis contre les guerres, je suis contre la guerre, je suis pour la paix. Mais la paix il faut la défendre et il faut s’en donner les moyens. La France avec l’Europe doit avoir les moyens d’intervenir partout dans le monde. Nous avons été capable de créer les conditions pour maintenir la paix sur notre continent, il faut que nous arrivions à créer les conditions pour maintenir la paix dans le monde. L’ONU ne peut pas rester inactive pendant plusieurs mois des années face aux crimes. L’Europe doit avoir des moyens de dissuasion et d’intervention. Le coût d’un conflit ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, malheureusement j’ai bien peur que se soit une des principale raison. Nous ne pouvons pas laisser faire parce que cela comporte un risque de pertes humaines et de conflits collatéraux. La paix coute cher et il faut savoir courir des risques pour défendre nos libertés.

Quel grand exemple que celui de l’intervention de la France au Mali. François Hollande a fait le bon choix en faisant intervenir seule la France au Mali, même si les autres pays ne voulaient pas prendre part au conflit. Le Mali était une plateforme terroriste qui mettait en danger le monde et l’Europe. Les Américains l’ont reconnu, l’ONU et l’Europe aussi, mais personne ne voulait prendre le risque d’un conflit long. Si nous n’étions pas intervenu la barbarie aurait encore frappé comme nous avons laissé massacré les hutu et les tutsi. En quelques mois le conflit est terminé et la démocratie rétablie.

Nous ne pouvons pas maintenant laisser la Syrie sombrer durablement dans l’horreur.

Si nous n’intervenons pas, les armes chimiques pourront être fabriquées et utilisées par tous les dictateurs et les criminels du monde. Même si nous n’intervenons que pour détruire les armes chimiques, nous devront juger un jour Bacher El Assad pour les crimes qu’il a commis.

Détruisons les armes chimiques et jugeons Bacher El Assad c’est notre devoir et c'est indispensable pour construire la paix future dans le monde. L'Europe doit jouer son rôle et prendre ses responsabilités

samedi 28 juillet 2012

La dictature tyrannique de la finance.

Nous vivons sous une dictature tyrannique de la finance. Cette dictature est unique dans l’histoire puisque globale et « financière ». Face à la passivité du peuple, la tyrannie touche à l’extrême. Elle s’est installée comme toutes les autres (nationales ou régionales) sans réelle résistance et avec une étrange passivité des peuples qui assistent à sa montée en puissance, à ses désastres et à ses dérives sans rien faire, sans rien dire et en arrêtant même de voter.
L’année de mon baccalauréat j’avais été fasciné par l’œuvre d’Eugène Ionesco, Rhinocéros que je vous invite à lire ou à relire. Cette pièce est une dénonciation des régimes totalitaires et une description minutieuse et imagée du phénomène de leur mise en place. Elle explique que lors de la montée de chaque mouvement politique extrême et totalitariste, initialement minoritaire, les gens sont tout d’abord effrayés. Lorsque le phénomène s’amplifie, les peuples s’habituent et deviennent passifs. La masse finit par assister.

Le libéralisme économique global qui n’a plus aucune limite, ni d’opposition depuis la chute du communisme, s’est laissé embarquer par la spirale dévastatrice du monde financier. Nous sommes en situation de régression, la masse s’appauvrit et une minorité s’enrichit.

Morin et Hesse, dans Le Chemin de l’espérance, arrivent à la conclusion que « le système planétaire est condamné à la mort ou à la métamorphose ».

Alors comment allons-nous faire tomber cette dictature pour réinventer un capitalisme, social et respectueux de l’être humain. Il nous faut d’abord bien comprendre la structure et le fonctionnement de ce régime oppressif.

Le système actuel, déviance du capitalisme social, est conçu pour vampiriser l’ensemble des revenus disponibles, détruire les couvertures sociales pour abaisser les coûts, anéantir les services publics pour enrichir le système privé, augmenter la précarité pour défendre la flexibilité, baisser les revenus pour augmenter la productivité et enfin augmenter les impôts et l’endettement privé qui ne pourra déboucher que sur une incontournable implosion sociale.

Reprenons donc quelques définitions. :

Une dictature est un régime politique dans lequel le pouvoir absolu est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) dans un domaine particulier, qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire et tyrannique. Mode de gouvernement reposant sur la terreur et l’arbitraire.

Tyranniser : soumettre quelqu’un, un groupe, un peuple, à la tyrannie. Exercer une contrainte pénible sur quelqu’un.

Il ne fait aucun doute que nous vivons dans une ambiance de terreur et d’arbitraire. Les journaux économiques, les télévisions et malheureusement les technocrates relayés par les politiques clament haut et fort : « Attention le monde capitaliste s’écroule », « attention l’euro va disparaitre », « Nos banques ne peuvent plus rembourser et nos pays sont en faillite », « Notre entreprise doit être plus productive, les ratios doivent s’améliorer ou nous devrons délocaliser», « notre EBITDA (Earnings before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) est insuffisant », « Nous sommes en récession le PIB décroit, nous allons perdre en pouvoir d’achat », « Le CAC 40 décroche », « Le cours du pétrole chute ou explose » !!!!!

Il y a-t-il une de ces phrases, de ces termes qui ne soit pas arbitraire? Le PIB (Produit Intérieur Brut) est il réellement un critère objectif de la richesse d’un pays, d’une qualité de vie, d’une démocratie. Est-ce que si le capitalisme actuel s’écroule nous allons réellement vivre moins bien ? L’Euro peut il vraiment disparaitre ou veut on spéculer sur cette peur ? L’objectif d’EBITDA d’une entreprise est il en accord avec l’environnement économique, avec la volonté des peuples à vivre mieux, est il seulement en cohérence avec la nécessité des entreprises pour garantir leur survivance à moyen long terme et non pas à très court terme ?

Il est donc indiscutable que le système actuel repose sur la terreur et l’arbitraire.

Mais qui provoque cette terreur et met en place cet arbitraire ? Les medias, les politiques, les actionnaires, … oui certainement ils y participent, mais ils sont des outils de la propagande… mais c’est la junte qui en décide, qui en définit les contours et qui gouverne. La junte financière, organisée autour d’un groupe minoritaire de magnas de la finance, avec comme bras armé les agences de notations et comme bras politique les bourses mondiales. Les tyrans utilisent les agences de notations pour déclencher la terreur où ils le veulent quand ils le veulent et ils utilisent les bourses pour en retirer les bénéfices maximum en toute légalité. Aucun organisme mondial ni national ne peut les contrôler. La définition de la dictature est bien appropriée, le pouvoir absolu est bien détenu par un groupe de personnes (junte financière) dans un domaine particulier, qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire et tyrannique, reposant sur la terreur et l’arbitraire.

Les entreprises de notations sont des entreprises privées qui évaluent les risques et la solidité financière des pays, des banques et des entreprises. Ce sont pourtant ces mêmes entreprises et banques qui sont notées et qui en sont les actionnaires… Trois agences couvrent 90% du marché : Standard & Poor’s et Moody’s (pratiquement 80%) et Fitch (un peu plus de 10%). Pourquoi laisser un tel pouvoir à des groupes privés, sans contrôle ni limite.

Attention on en viendra peut être à des prélèvements directement opérés par les banques, destinés à rembourser les déficits des Etats à qui elles auront prêté. Le cercle vertueux est mis en place, nous ne pourrions plus y échapper. Les systèmes de prélèvements des impôts seront peut être privatisé, rachetés par les banques chargées de recouvrir la dette.

Peut-ont continuer à assister passif à l’oppression et à la tyrannie de la finance? Non nous pouvons réagir et résister. Les peuples européens (car nous sommes le premier marché mondial) doivent obliger l’UE à s’organiser, à réagir, à résister, à légiférer pour reprendre le contrôle. L’Europe doit impulser ce mouvement mondial indispensable à notre survie et à notre libération.

mardi 19 juillet 2011

L’Europe doit décriminaliser le cannabis

En France on compte environ 4 à 5 millions de consommateurs occasionnels et 500.000 à 1 million de consommateurs fréquents. 60% des jeunes déclarent avoir essayé et 40% d’entre eux l’avoir fait parce que c’est interdit.

C’est donc bien un phénomène de société. Il faut l’observer, l’analyser, le comprendre, s’adapter, l’encadrer et si il le faut le contrôler mais certainement pas l’interdire. La prohibition n’a jamais marché.
Les enjeux sont à la fois sanitaires, économiques, politiques, culturels et philosophiques. Pourtant, les Etats de l’Union Européenne n’ont pas encore réfléchi à une politique commune : de prévention, d’encadrement de la consommation et encore moins de contrôle de la distribution.

Mais si l’on veut faire une analyse complète et formuler les bonnes réponses on ne peut continuer plus longtemps à ignorer les causes majeures de l’immobilisme actuel. Le trafic de cannabis est une économie globale majeure, évaluée par l’ONU à plus de 142 milliards de dollars. Certains pays comme le Mexique ou le Maroc dépendent tout autant du trafic de drogues que du tourisme ou de l’agriculture. En Europe le trafic de drogues s’est emparé des quartiers défavorisés, des « banlieues ». En France, il est devenu le « business » des cités. Les classes aisées et moyennes consomment et les classes défavorisées trafiquent. Ce trafic qui est évalué à plusieurs centaines de millions d’euros maintient sous perfusion nos cités. Nos grandes malades des temps modernes. On injecte l’argent sale, là où les pouvoirs publics ont décidés de ne plus investir. On ne contrôle plus ces quartiers qui sont laissés à la dérive après avoir retiré la police de proximité et constaté l’échec de la répression spectacle de Monsieur Sarkozy comme Ministre de l’Intérieur et comme Président de la République. On peut se poser la question du pourquoi les jeunes des cités devraient faire des études et travailler ? En trafiquant ils peuvent s’acheter « des fringues de marques et rouler en Porche Cayenne ». La République ne leur offre comme perspective, dans le meilleur des cas, des métiers non qualifiés, non valorisés par la société et que personne ne veut et dans le pire des cas le chômage ou le RMI.

Il faut donc rapidement décriminaliser l’usage du cannabis comme le préconise le syndicat de la magistrature. Cependant nous sommes nombreux à penser que l’Etat doit contrôler la vente et l’organiser. Légaliser la vente et la consommation ne veut pas dire dépénaliser. Il faut éradiquer le trafic en contrôlant la production et en fixant les prix. Nous devons aussi accentuer la prévention comme nous le faisons pour le tabac et l’alcool pour en limiter la consommation et éviter l’accoutumance.

En parallèle il faudra répondre à la détresse des cités, si nous ne voulons pas qu’elles se tournent vers d’autres trafics mafieux : grand banditisme, cocaïne, racket, prostitution, etc. Nous devrons immédiatement investir massivement pour relancer les structures éducatives, la police de proximité, créer des emplois qualifiés, mais aussi et surtout faire respecter les règles de la République. Réinjectons dans les cités l’argent dépensé inutilement dans prohibition et taxons la vente.

L’Europe elle aussi doit être un acteur de cohésion. Elle doit prendre l’initiative et homogénéiser et imposer des politiques communes : de prévention, de contrôle et de vente. Si elle ne le fait nous déplacerons les problèmes d’un pays vers un autre. L’Europe, les Etats, les politiques doivent s’adapter et montre qu’ils ont compris le phénomène. S’ils ne le font pas ils s’éloigneront encore un peu plus des citoyens européens qui chaque jour seront un peu plus des « Europeos indignados ».

samedi 26 février 2011

Quel avenir pour les pays sud-méditerranéens?

Il ne fait plus aucun doute que nous vivons un instant historique comme le fut la révolution française, la libération de l’oppression nazie ou la chute du mur de Berlin. Un vent de liberté souffle sur les pays sud-méditerranéens.

Mais, il est choquant de constater que nous sommes spectateurs. Nous n’avons pas aidé les peuples à se soulever. Nous n’avons rien anticipé ni préparé. Quel est notre vision, notre plan de soutien pour aider dans le futur le Maghreb et le Moyen Orient? Il existe un vide politique, philosophique, culturel. L’UE envisage des sanctions pour la Libye et travaille sur le financement de l’accueil des réfugiés qui affluent des pays libérés. L’ONU exclu l’ambassadeur de Libye et s’émeut de la situation. L’OTAN réfléchie. Notre position passive et bienveillante, depuis des décennies, face aux régimes dictatoriaux, autocratiques, non démocratiques de ces pays nous a amené à « omettre » de travailler sur une possible transition. Aucun plan de soutien pour construire une démocratie durable régionale n’existe.
Qu’elle est et qu’elle doit être la position de la France, de l'Europe? Que se serait-il passé si le général De Gaulle n’avait pas anticipé la « France Libre » et si Helmut Koll et François Mitterrand n’avaient pas réagi immédiatement pour réunifier l’Allemagne et ouvrir l’Europe. Les Américains auraient installé leur puissance politique, militaire et économique au détriment de certaines libertés nationale et européennes. Aujourd’hui doivent émerger les grands hommes qui seront le symbole de cette transition. Dénoncer les dictateurs déchus ou sur le point de tomber, tout le monde le fait. Soutenir les peuples qui se soulèvent pour défendre leurs libertés, c'est un minimum. Pourquoi ne l’a-t-on pas fait avant ? Il a fallu attendre des centaines de morts en Libye, pour qu’Obama et nos dirigeants Européens critiquent ouvertement le raïs Kadhafi. Il y encore quelques mois il était reçu avec faste pour signer des contrats d’armement et d’équipement. Il fallait choisir entre défense des libertés des peuples et sources d’approvisionnements énergétiques. Entre diplomatie aveugle et démocratie ? Entre économie de marché et défense des droits de l’homme. Malheureusement l’histoire nous montrera que nous les occidentaux, défendeurs des libertés, nous avons laissé en place des tyrans pour notre stabilité et notre bien être.
Mais à cet instant précis de l’histoire, le plus grave, c’est qu’il n’existe aucune projection d’aucun parti politique ni en France ni ailleurs pour créer l’espoir et stabiliser cette partie du monde. L’attentisme est de rigueur : il ne faut pas froisser les dictateurs non encore déchus, il ne faut pas anticiper au risque de se tromper, il ne faut pas intervenir parce que notre histoire coloniale est encore trop présente dans les esprits, il ne faut pas mettre en péril nos économies en risquant de déstabiliser nos approvisionnements énergétiques. Quelle hypocrisie, quel déni politique. Les peuples libérés ont toujours eut besoin d’aide et de leader. Les philosophes avaient pensé la révolution et la république française. De Gaulle a incarné la France libre et a pu reconstruire une France indépendante grâce au plan Marshall. Les pays de l'Est avaient comme avenir d'intégrer l'Europe pour mieux vivre et les allemands de l’Est pouvaient rêver de la réunification. Après la chute du mur de Berlin nous savions que sur du long terme nous allions pouvoir stabiliser la zone. Pourtant nous avons laissé se déclencher la guerre des Balkans et certains pays ont encore du mal à défendre leurs libertés.
Les pays du sud de la méditerranée n'ont rien. Aucune perspective, aucun soutien, aucune structure à laquelle se rattacher et vers laquelle se rapprocher.
Il serait criminel de les laisser à la dérive à la recherche d'une liberté non réfléchie. Nous ne déboucherions que sur l'éclosion de régimes religieux, sur des conflits ethniques, sur des guerres régionales et nous ouvririons la voie à l’interventionnisme Américain. L'Europe a un rôle à jouer, la France doit être présente pendant cette transition. Nous ne pouvons pas une fois de plus laisser les Américains choisir et agir. Après l’Irak et l’Afghanistan allons-nous laisser le Moyen orient et le Maghreb devoir choisir entre la surpuissance américaine et l’islamisme intégriste.
Faisons de l’Union Euro Méditerranée, démocratique, libre et laïque une réalité, politique, économique, culturelle. Une union des peuples pour la paix et pour une société plus juste et plus sûre.

lundi 6 septembre 2010

Sommes-nous égaux face à la santé?

Détection et traitement du cancer, soins palliatifs, obésité, prévention et traitement du SIDA, accès aux meilleurs diagnostics et traitements, prix à payer pour les soins, droit de mourir dans la dignité… Comment pouvons-nous réduire les injustices face à la santé ? Quelle politique de santé Européenne voulons-nous?

Dans les enquêtes d'opinion, les citoyens européens placent la santé et la qualité des soins parmi leurs premières préoccupations.
Le domaine de la santé publique relève de la compétence des Etats membres, chaque pays conserve son propre système de santé et de protection sociale. Il est toutefois apparu nécessaire au fil des années que des actions soient menées au niveau communautaire, en complément des politiques nationales.

La santé est un débat de société structurant au même titre que l’éducation, la défense, le social, la monnaie unique… Il ne peut pas y avoir d’Union européenne forte et solidaire sans politique de santé commune.
Afin de bâtir un projet communautaire ambitieux, qui viserait à améliorer le fonctionnement et l’accès de tous à un meilleur système de santé, il nous faut faire un arrêt sur image, connaître l’historique européen et faire un état des lieux de la situation actuelle.

L’ambition d’une harmonisation des systèmes sociaux et de santé n’était pas absente de l’esprit des pères fondateurs de l’union. L'article 42 du Traité de Rome (1958) prévoyait un mécanisme permettant d'assurer aux travailleurs migrants et à leurs ayants droit : "la totalisation, pour l'ouverture et le maintien du droit aux prestations, ainsi que pour le calcul de celles-ci, de toutes périodes prises en considération par les différentes législations nationales, le paiement des prestations aux personnes résidant sur les territoires des Etats membres". En application de cet article, le règlement 1408/71 organise le régime juridique applicable aux travailleurs migrants pour assurer la libre circulation de ces derniers et leur garantir un accès aux prestations. Le texte subordonne le remboursement de soins à la délivrance d'une autorisation préalable par l'administration du pays d'affiliation de l'assuré. Cette disposition vise à contrôler les flux de patients au sein des pays de la Communauté. Cet article n’avait pour but que de faciliter, le principe de libre circulation des personnes et de libres prestations des services, condition nécessaire à la réalisation du marché unique. Il a impliqué une nécessaire coordination des systèmes de sécurité sociale au sein de la Communauté. Cette avancée sociale dans le domaine de la santé a été uniquement obtenue dans le but de lever une barrière au développement économique en favorisant la libre circulation des travailleurs européens. Cependant cet article sera le fondement de la politique de Santé Européenne future.

En 1987, la santé fait son entrée dans l'Acte unique européen puis est confirmée dans le Traité de Maastricht en 1992, et développée dans l'article 152 du Traité d'Amsterdam de 1997 qui attribue comme objectif à l'Union européenne "d'améliorer la santé publique, de prévenir les maladies, de favoriser la recherche et d'informer le public". De plus, l’article 137.1 dispose que "la Communauté soutient et complète l’action des Etats membres" en matière de protection sociale. Enfin, l'ensemble des politiques communautaires doit désormais prendre en compte les exigences en matière de santé publique.
En 1999, la Commission et le Conseil soulignent que le fait d'assurer des soins de santé, durables et de qualité, constitue l'un des principaux domaines de la protection sociale dans lesquels un effort concerté de modernisation s’avère nécessaire.

Cependant, le Traité de Nice, en 2001, par l’article 137 alinéa 4, consacre "la faculté reconnue aux Etats membres de définir les principes fondamentaux de leur système de sécurité sociale". Nous nous retrouvons ainsi dans une situation paradoxale, dans laquelle la bonne gestion des systèmes de santé relève de la pleine compétence des Etats Membres, et ce alors que les instances européennes ont consacrés ce domaine comme un terrain, si ce n’est d’intervention, pour le moins de coordination.

En mars 2002, le Conseil européen de Barcelone adopte trois principes fondamentaux pour la réforme des systèmes de soins: l'accessibilité pour tous à une haute qualité des soins, et une viabilité financière à long terme des systèmes nationaux. Il souligne également que tous les systèmes de santé de l'Union européenne reposent sur les principes de solidarité, d'équité et d'universalité. Le conseil de Barcelone lance ainsi le projet de la carte européenne d'assurance maladie, conçue pour remplacer tous les formulaires papier qui prévalaient jusqu’alors dans chaque pays européens.

En avril 2004, La Commission européenne commence à promouvoir une collaboration plus étroite entre les Etats membres en matière de modernisation des systèmes de protection sociale à travers l'UE, en lien notamment avec l'élargissement de l’UE aux 10 nouveaux entrants.

En 2008, le Traité de Lisbonne Article 95 – souligne que « toute personne a le droit d’accéder à la prévention en matière de santé et de bénéficier de soins médicaux dans les conditions établies par les législations et pratiques nationales ». Un niveau élevé de protection de la santé humaine est ainsi assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l’Union, quelque soit le pays de résidence des citoyens européens.

Nous constatons ainsi que malgré une évolution positive au sein des traités et des politiques, le bilan en termes de résultats s’avère pour le moment minimaliste. Les textes prévoient les modalités d’une coopération européenne accrue dans l’objectif d’harmoniser les systèmes de santé autour de principes de qualité et d’égalité d’accès. Or nous en sommes encore loin, principalement du fait des compétences pleines et entières des Etats membres dans ce domaine.

Nous n’avons pas toujours su articuler réponses nationales et solutions européennes alors que, au moins pendant un certain temps, une majorité de pays était gouvernée par des gouvernements de gauche qui érigeaient la santé publique au rang de priorité.

La santé aurait pu être prioritaire et une réelle politique de coopération mise en place au sein de la communauté européenne. Même si il semble y avoir une volonté commune de progresser dans ce domaine afin d’assurer une meilleure protection pour tous, les politiques de santé sont majoritairement resté de la compétence des Etats. Outre quelques aménagements, notamment à l’égard des citoyens se déplaçant dans un autre pays européen, il n’y a, pour l’heure pas eu de volonté politique de bâtir une stratégie commune. Les budgets alloués à la coopération dans le domaine de la santé restent insuffisants pour mettre en place une politique ambitieuse et efficace.

Nous nous limitons à une stratégie européenne de concertation pour faciliter plus avant la circulation des patients et des professionnels, simplifier les procédures et améliorer l'accès aux soins transfrontaliers et la qualité de ceux-ci. Mais nous ne sommes pas encore arrivés à définir et à garantir un certain niveau de soins à dispenser aux patients dans tous les États membres de l'Union quelque soit leur nationalité et leur lieu de résidence.

Le niveau des services de santé ne sont pas les mêmes en Pologne, en Espagne, en France ou en Angleterre. Nous savons tous qu’il existe des disparités de moyens financiers alloués, de capacités d’accueil des infrastructures, de formations, d’expertises…
Les systèmes de santé ne sont en rien comparables. Les structures privées et publiques ne sont pas homogènes d’un pays à un autre, d’une région à une autre, en milieu urbain ou en milieu rural. Le problème de la démographie médicale n’est pas traité à la hauteur des enjeux et les réponses proposées diffèrent d’un pays à l’autre. La répartition territoriale des professionnels de santé et des moyens est inégale.

Les remboursements des soins sont pratiquement illimités dans certains pays et inexistants dans d’autres. A titre d’exemple, nous pouvons attendre plusieurs semaines pour un examen en Espagne dans le secteur public et être reçu immédiatement dans une infrastructure privée. On peut se faire opérer en France et être sur une liste d’attente interminable en Angleterre. Les exemples de disparités sont nombreux et inacceptables.

En Espagne le service public, bien que d’un excellent niveau, est totalement saturé et sous équipé en terme de capacité d’accueil. Le système de Santé « privé» est réservé exclusivement aux bénéficiaires d’une mutuelle privée. La sécurité sociale ne rembourse aucun soin du secteur privé et les mutuelles ne couvrent pas les soins suivis dans le public. Les mutuelles ne sont pas des « complémentaires » mais des substituts. Ceux qui ont les moyens accèdent au secteur privé, les autres ne peuvent y prétendre. L’injustice est flagrante, elle peut être mortelle.

Il y a plusieurs niveaux de couvertures de santé par pays et autant de politiques de santé qu’il y a d’Etat membre dans l’union.

Depuis ces dernières années, le fait de faciliter la circulation des patients a eu pour conséquence de développer le marché du tourisme de santé. Il est devenu lucratif et il s’organise. La santé est devenue un marché concurrentiel. Un allemand va en Hongrie pour ses soins dentaires, un anglais s’il en a les moyens se rend en France pour se faire opérer plus vite. Les exemples sont nombreux. Pour avoir une couverture maximale, au meilleur prix, il faut avoir les moyens de payer, être informé et être mobile. L’injustice est totale. Les moyens financiers couplés au niveau d’information détenus par les patients sont déterminants dans la pratique qu’ils vont avoir des soins médicaux. La santé est traitée comme une marchandise ou il faut garantir le libre échange et promouvoir la concurrence. Pourtant, la Santé n’est cependant pas une marchandise ni un service comme un autre et ne doit pas être considéré comme tel. La santé doit être solidaire, efficace et universelle.

Il ne fait aucun doute que les Européens ne sont pas égaux face à la maladie. Au sein d’un même pays des disparités importantes existent, entre zones urbaines et zones rurales, entre un ouvrier et un cadre supérieur, entre celui qui a une mutuelle et celui qui n’en a pas les moyens,, entre celui qui connait un médecin et celui qui n’a aucun contact avec le monde hospitalier. La liste des injustices est longue. Ne laissons pas de nouvelles injustices apparaitre et essayons de faire disparaître celles qui existent. N’ayons pas peur d’imposer une couverture santé minimale en Europe. Ne laissons pas les Etats céder au secteur privé et à ses divers acteurs (laboratoires pharmaceutiques, fonds de pension détenant les cliniques, lobby industriel…) l’ensemble de la filière santé et osons redonner de manière efficace au secteur public les moyens dont il a besoin pour parfaire ces prérogatives au mieux. Ne laissons pas démanteler les services publics existants. Garantissons une couverture territoriale homogène sur l’ensemble des 27 Etats membres. La prise en charge des soins et des malades doit être une priorité pour l’Europe. Elle doit investir massivement des fonds spécifiques et structurels. Nous devons établir des critères de convergences et faire évoluer la couverture santé vers le haut. Il nous faut défendre un interventionnisme Européen.

Malheureusement, la présidence Espagnole de l’Union européenne (1º semestre 2010) n’a pas permis de grandes avancées, excepté dans le domaine des dons d’organes, et sur la volonté d’établir une nouvelle directive sur la pharmacologie, accompagnée d'un règlement renforçant la transparence, le contrôle et la communication sur la sécurité des médicaments.
La présidence espagnole de l’Union européenne, soucieuse de faire progresser la proposition de Directive sur la mobilité des patients, n’a fait que répondre aux inquiétudes des Etats membres du sud de l’Europe. En effet ces derniers ne souhaitaient pas devoir supporter le coût des soins de santé transfrontaliers de ressortissants d’autres Etats membres venus s’installer au soleil à l’âge de la retraite. En l’occurrence, ce sera à la sécurité sociale française et non à l’institution espagnole de prendre en charge les coûts des soins hospitaliers en France d’un retraité français installé en Espagne. Cet accord ne clarifie et n’améliore en rien les droits des patients. En particulier, il continu à ignorer la situation des patients seuls et âgés, résidants dans un pays européen, souhaitant subir une opération chirurgicale ou suivre un traitement hospitalier à proximité de leur famille en France.

Les Etats membres doivent être en mesure d’écarter tout protectionnisme et de défendre l’idée d’une Europe solidaire. La communauté doit promouvoir et garantir les transferts de moyens (matériels, technologiques et humains) et des savoir-faire. Il doit exister une volonté commune pour assurer le droit à la santé de qualité pour tous les citoyens européens.
Michel Durrieu

dimanche 14 mars 2010

L’Union Pour la Méditerranée (UPM) rentre dans sa phase active

« L’Union pour la Méditerranée (UPM) rentre dans sa phase active »

Ahamd Massa’deh (Précédemment Ambassadeur de Jordanie à Bruxelles auprès de l’UE et de l’OTAN), nommé le 27 janvier dernier, premier secrétaire général de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) vient de s’installer au siège de Barcelone. Sa prise de fonction officielle a eu lieu, le 04 mars 2010, en présence des chefs de la diplomatie espagnole et française, des Ministres des Affaires Etrangères égyptien, Ahmed Abul Gheit et jordanien Nasser Judeh et du secrétaire général de la ligue Arabe, Amr Moussa.

L’UPM est constituée de 43 pays : 27 pays de l’UE, 12 pays* du processus de Barcelone (seul la Lybie manque à l’appel), Monaco, Croatie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine.

Les domaines de compétences prédéfinis sont ambitieux : Environnement, Transports, Energie, Culture, Enseignement Supérieur, Recherche, Développement des entreprises.

Il est important de noter que l’UPM est l’unique forum régional de dialogue politique associant Palestiniens et Israéliens. Elle peut être amenée à jouer un rôle important dans la reprise du dialogue et dans le processus de paix.
Il faudra aussi prendre en compte le positionnement de la Turquie, pays charnière entre l’UE et les pays arabes membres de l’UPM

Le président Sarkosy profite de la coprésidence de l’UPM, France-Egypte, pour mettre en place les statuts, les instances et les personnes selon sa volonté. Il a crée une cellule de l’Elysée spécifique pour travailler sur cette phase de lancement. L’UPM est une institution qu’il veut maîtriser. Il rééquilibre les zones d’influences en intégrant les pays du Sud. Il contrebalance le poids politique et économique des pays du Nord et la place prise par les pays de l’Est.
Certes la réussite de l’UPM n’est pas garantie. Mais il existe une conjonction de circonstances qui fait que l’UPM peut devenir un espace incontournable. L’UPM peut aussi, devenir une plateforme diplomatique pour garantir la paix sur une région géopolitiquement à risques (comme ce fût le cas pour la Communauté Européenne). Elle permet aux pays arabes de développer des projets communs en collaboration avec l’UE dans un cadre équilibré et non subit. Mais l’UPM aussi permet aux pays d’Europe du Sud et en particulier à l’Espagne et à la Grèce, d’occuper une place politique et économique stratégique.
La détermination de Miguel Angel Moratinos, Ministre des Affaires Etrangères Espagnol, en est la preuve : "Ce ne sera pas facile, mais je suis sûr que nous y arriverons".

Les instances se mettent en place maintenant pour une période minimum de 2 ans. Nous devons être vigilants et actifs. Il nous faut suivre de prêt cette phase de construction, de positionnement diplomatique et de choix politiques. Soyons prudent mais regardons de prêt l’évolution de l’UPM.

Historique et situation actuelle de l’UPM:

Les chefs d’Etat et de gouvernement de 43 pays du pourtour méditerranéen et de l’union européenne, réunis en sommet à Paris le 13 juillet 2008, décidaient de mettre en œuvre un partenariat renforcé autour de la Méditerranée: L’Union pour la Méditerranée (UPM). Selon Bernard Kouchner c’est un nouveau souffle donné au processus lancé en 1995 à Barcelone.

L’UPM a pour vocation de donner un nouvel élan à la coopération méditerranéenne en introduisant une logique paritaire entre le Nord et le Sud et en promouvant une solidarité de fait via des projets concrets d’intérêt régional.

Elle est constituée de 27 Etats membres de l’UE, 12 pays du Processus de Barcelone (La Lybie n’a pas souhaité participer – 9 pays sur 12 relèvent de la politique européenne de voisinage), ainsi que Monaco, Croatie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine.

Les Ministres des affaires étrangères de l’UPM ont arrêté, en novembre 2008, les contours de l’organisation de ce nouveau forum de coopération régionale : une coprésidence exercée par un pays de l’UE et un pays du sud pour deux ans, un secrétariat localisé á Barcelone dirigé par un Secrétaire Général (SG) issu des pays méditerranéens, 6 Secrétaires Généraux Adjoints dont, pour le premier mandat, et c’est une première historique, un Israélien et un Palestinien. Comme l’a fait remarquer Bernard Kouchner "Rien qu'avoir un secrétaire général et six adjoints entre six pays, dont un Israélien un Palestinien, qui n'avaient pas l'habitude d'être ensemble et s'affrontent durement parfois, c'est une réussite exceptionnelle".

Six domaines prioritaires ont été retenus: dépollution de la Méditerrané, Autoroutes maritimes et terrestres, protection civile, énergie de substitution et plan solaire méditerranéen, enseignement supérieur et recherche, initiative pour le développement des entreprises.

L’UPM a été paralysée plusieurs mois par les interventions militaires d’Israël contre le Hamas à Gaza entre Décembre 2008 et janvier 2009. Cette situation a entrainé la suspension de toutes les réunions formelles avec les 43 membres, mais des rencontres informelles ont permis de travailler sur les statuts du secrétariat et avancer sur la définition des projets.

La commission européenne a par ailleurs annoncé le 10 juillet 2009, pour le premier anniversaire de l’UPM, une contribution supplémentaire de 72M€ pour la période 2009-2010 en faveur des secteurs jugés prioritaires par les chefs d’Etat et de Gouvernement lors du Sommet de Paris. A titre d’exemple, sur ces deux années, 22M€ seront consacrés à la dépollution de la Méditerranée, 7,5M€ aux autoroutes de la Mer et terrestres et 5 M€ au plan Solaire.

Sur le plan institutionnel, le Secrétaire Général (SG) a été désigné par les hauts fonctionnaires le 12 janvier dernier par consensus. Les Secrétaires Généraux Adjoints (SGA) devraient être également nommés au premier semestre 2010 dès lors que la répartition sera définitive. La répartition qui pourrait être proposée est la suivante : Financement de projet : Italie ; Transports : Turquie ; Eau et Environnement : Autorité palestinienne ; Education supérieure : Israël ; Affaires sociales et construction de mesures de confiance : Maltes ; Energie : Grèce.

Les statuts du secrétariat n’ont pu être adoptés parallèlement à la désignation du SG, en raison de l’absence d’accord entre Chypre et la Turquie sur la durée de validité du mécanisme régional de nomination des SGA (3 SGA nommés par l’UE et 3 SGA nommés par les pays du Sud). Un accord devrait être rapidement trouvé.
Dès à présent, un groupe de travail composé de la Commission, du Secrétaire Général du Conseil, de la coprésidence (France – Egypte), de l’Espagne et de la Belgique, prépare les différentes étapes pour la mise en place du Secrétariat.

L’Espagne assure la présidence du Conseil de l’UE au 1er semestre 2010. A ce titre elle devrait coprésider l’UPM aux côté de la France et de l’Egypte.

L’Espagne a proposé de laisser la France assurer la coprésidence jusqu’au prochain Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement (prévu les 6 et 7 juin 2010 à Barcelone sous présidence espagnole) et d’assumer ensuite cette coprésidence pour 2 ans. Cependant une telle décision devra faire l’objet d’un accord avec les autres Etats membres et avec le Président permanent du Conseil Européen et Mme Ashton.

Les 43 Etats membres de l’UPM ont adopté en février un programme de travail pour 2010 ambitieux qui permettra d’avancer dans les priorités d’action retenues. Au premier semestre, quatre réunions ministérielles sont confirmées : eau (Barcelone, 13-14 avril), enseignement supérieur et recherche (Brdo, Slovénie, 25-26 avril), affaires étrangères (Barcelone, 5-6 juin, à la veille du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement) et agriculture (Egypte, 15-16 juin). Mais pourraient s’y ajouter les ministérielles suivantes (à confirmer), énergie (Le Caire), justice (Agrigento, Italie), tourisme (Barcelone), environnement (Dubrovnik)-
*12 pays du processus de Barcelone membres de l’UPM: Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires palestiniens, Syrie, Tunisie, Albanie, Mauritanie, Turquie.

vendredi 19 février 2010

L’Etat se désengage des écoles françaises de l'étranger

L’Etat se désengage des écoles françaises de l'étranger. Les parents sont pris en otage.

Cette situation est représentative de la politique actuelle et des choix futurs du gouvernement en ce qui concerne l’éducation et la culture française dans le monde.

Prenons l'exemple du Lycée Français de Barcelone. Les frais de scolarité ont augmentés de 11% pour l'année 2009/2010 et augmenteront de 8% en 2010/2011 (plus de 50% depuis 2000/2001). Aucune concertation, ni communication écrite ne permet de savoir si les parents, dont je fais parti (deux enfants de 10 et 12 ans), devront assumer des augmentations similaires sur les 10 prochaines années. Pour l’instant notre Ambassadeur déclare qu’il «s’engage à ce que l’augmentation annuelle pour les 5 prochaines années ne soit pas supérieure à 10%»! Selon l'AEFE cette augmentation est justifiée par la baisse des subventions de l'État ainsi que par le coût de construction (15-20M€) d'un nouveau Lycée dont le financement sera assuré pour deux tiers par les parents des élèves en cours de scolarité. Mais attention les parents payent pour un Lycée qui n’ouvrira que lorsque leurs enfants auront terminés leurs études. En effet, ce n’est qu’un projet dont les travaux devraient commencer au mieux dans deux ans !

La situation financière de nombreuses familles nous oblige à poser des questions de fond. Les Français de l’étranger vont-ils pouvoir continuer à scolariser leurs enfants dans le système français? Doivent-ils faire le choix, injuste, d’une éducation locale de niveau souvent inférieur, qui coupera leurs enfants de leurs racines et de leur culture francophone? Allons-nous assister à un retour massif des Français de l’étranger puisqu’ils ne peuvent plus affronter les conséquences de la crise et le retrait de l’Etat français?

Ceux dont les entreprises payent les frais de scolarité ou dont les revenus permettent de supporter les hausses continueront à profiter de l’excellence de l’éducation française. L’élite sera servie. Inégalité sociale, non respect des droits fondamentaux à l’éducation française pour les français, mais aussi déni d’accès à la culture française pour les classes populaires Espagnoles et Etrangères.

Il ne faudrait pas oublier non plus que de nombreux Lycée Français dans le monde ont un poids historique et politique. Celui de Barcelone (plus grand Lycée de la ville avec près de 3000 élèves), était une des rares écoles qui enseignaient les valeurs républicaines pendant les 40 ans de franquisme. C’était un espace de liberté, d’égalité, de fraternité, et d’ouverture vers le monde. Le français était en Espagne la première langue étrangère parlée, la culture française était un moyen pour résister à la tyrannie. Le Lycée Français et l’institut français de Barcelone étaient des coins de France où éducation et la culture signifiaient évasion et liberté. Les Espagnols, les Catalans, les Français ne comprennent pas se désengagement de la France.

Attention, il y a non assistance à culture française en danger !

Si la France a les moyens de sauver le monde financier et les banques elle a le devoir de défendre et promouvoir son éducation et sa culture sur le territoire national et dans le monde.