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mardi 23 avril 2019
lundi 22 avril 2019
mercredi 17 avril 2019
lundi 8 avril 2019
dimanche 18 mars 2018
samedi 28 juillet 2012
La dictature tyrannique de la finance.
Nous vivons sous une dictature tyrannique de la finance. Cette dictature est unique dans l’histoire puisque globale et « financière ». Face à la passivité du peuple, la tyrannie touche à l’extrême. Elle s’est installée comme toutes les autres (nationales ou régionales) sans réelle résistance et avec une étrange passivité des peuples qui assistent à sa montée en puissance, à ses désastres et à ses dérives sans rien faire, sans rien dire et en arrêtant même de voter.
L’année de mon baccalauréat j’avais été fasciné par l’œuvre d’Eugène Ionesco, Rhinocéros que je vous invite à lire ou à relire. Cette pièce est une dénonciation des régimes totalitaires et une description minutieuse et imagée du phénomène de leur mise en place. Elle explique que lors de la montée de chaque mouvement politique extrême et totalitariste, initialement minoritaire, les gens sont tout d’abord effrayés. Lorsque le phénomène s’amplifie, les peuples s’habituent et deviennent passifs. La masse finit par assister.
Le libéralisme économique global qui n’a plus aucune limite, ni d’opposition depuis la chute du communisme, s’est laissé embarquer par la spirale dévastatrice du monde financier. Nous sommes en situation de régression, la masse s’appauvrit et une minorité s’enrichit.
Morin et Hesse, dans Le Chemin de l’espérance, arrivent à la conclusion que « le système planétaire est condamné à la mort ou à la métamorphose ».
Alors comment allons-nous faire tomber cette dictature pour réinventer un capitalisme, social et respectueux de l’être humain. Il nous faut d’abord bien comprendre la structure et le fonctionnement de ce régime oppressif.
Le système actuel, déviance du capitalisme social, est conçu pour vampiriser l’ensemble des revenus disponibles, détruire les couvertures sociales pour abaisser les coûts, anéantir les services publics pour enrichir le système privé, augmenter la précarité pour défendre la flexibilité, baisser les revenus pour augmenter la productivité et enfin augmenter les impôts et l’endettement privé qui ne pourra déboucher que sur une incontournable implosion sociale.
Reprenons donc quelques définitions. :
Une dictature est un régime politique dans lequel le pouvoir absolu est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) dans un domaine particulier, qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire et tyrannique. Mode de gouvernement reposant sur la terreur et l’arbitraire.
Tyranniser : soumettre quelqu’un, un groupe, un peuple, à la tyrannie. Exercer une contrainte pénible sur quelqu’un.
Il ne fait aucun doute que nous vivons dans une ambiance de terreur et d’arbitraire. Les journaux économiques, les télévisions et malheureusement les technocrates relayés par les politiques clament haut et fort : « Attention le monde capitaliste s’écroule », « attention l’euro va disparaitre », « Nos banques ne peuvent plus rembourser et nos pays sont en faillite », « Notre entreprise doit être plus productive, les ratios doivent s’améliorer ou nous devrons délocaliser», « notre EBITDA (Earnings before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) est insuffisant », « Nous sommes en récession le PIB décroit, nous allons perdre en pouvoir d’achat », « Le CAC 40 décroche », « Le cours du pétrole chute ou explose » !!!!!
Il y a-t-il une de ces phrases, de ces termes qui ne soit pas arbitraire? Le PIB (Produit Intérieur Brut) est il réellement un critère objectif de la richesse d’un pays, d’une qualité de vie, d’une démocratie. Est-ce que si le capitalisme actuel s’écroule nous allons réellement vivre moins bien ? L’Euro peut il vraiment disparaitre ou veut on spéculer sur cette peur ? L’objectif d’EBITDA d’une entreprise est il en accord avec l’environnement économique, avec la volonté des peuples à vivre mieux, est il seulement en cohérence avec la nécessité des entreprises pour garantir leur survivance à moyen long terme et non pas à très court terme ?
Il est donc indiscutable que le système actuel repose sur la terreur et l’arbitraire.
Mais qui provoque cette terreur et met en place cet arbitraire ? Les medias, les politiques, les actionnaires, … oui certainement ils y participent, mais ils sont des outils de la propagande… mais c’est la junte qui en décide, qui en définit les contours et qui gouverne. La junte financière, organisée autour d’un groupe minoritaire de magnas de la finance, avec comme bras armé les agences de notations et comme bras politique les bourses mondiales. Les tyrans utilisent les agences de notations pour déclencher la terreur où ils le veulent quand ils le veulent et ils utilisent les bourses pour en retirer les bénéfices maximum en toute légalité. Aucun organisme mondial ni national ne peut les contrôler. La définition de la dictature est bien appropriée, le pouvoir absolu est bien détenu par un groupe de personnes (junte financière) dans un domaine particulier, qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire et tyrannique, reposant sur la terreur et l’arbitraire.
Les entreprises de notations sont des entreprises privées qui évaluent les risques et la solidité financière des pays, des banques et des entreprises. Ce sont pourtant ces mêmes entreprises et banques qui sont notées et qui en sont les actionnaires… Trois agences couvrent 90% du marché : Standard & Poor’s et Moody’s (pratiquement 80%) et Fitch (un peu plus de 10%). Pourquoi laisser un tel pouvoir à des groupes privés, sans contrôle ni limite.
Attention on en viendra peut être à des prélèvements directement opérés par les banques, destinés à rembourser les déficits des Etats à qui elles auront prêté. Le cercle vertueux est mis en place, nous ne pourrions plus y échapper. Les systèmes de prélèvements des impôts seront peut être privatisé, rachetés par les banques chargées de recouvrir la dette.
Peut-ont continuer à assister passif à l’oppression et à la tyrannie de la finance? Non nous pouvons réagir et résister. Les peuples européens (car nous sommes le premier marché mondial) doivent obliger l’UE à s’organiser, à réagir, à résister, à légiférer pour reprendre le contrôle. L’Europe doit impulser ce mouvement mondial indispensable à notre survie et à notre libération.
dimanche 5 juillet 2009
Les financiers spéculent ils, avec l'argent public mondial?
Les financiers (Banques, grandes fortunes, voleurs ou investisseurs?) utilisent-ils les fonds des plans de relance pour se refaire une santé en spéculant à très court terme ? Utilisent-ils les milliards apportés aux banques pour faire, en quelques semaines, plusieurs milliards de bénéfices? Quid des emplois détruits par millions parceque les banques ne débloquent pas les crédits aux entreprises et aux particuliers?
En effet les grands établissements financiers ont été obligés d’accepter l’aide des Etats au plus fort de la crise pour éviter la banqueroute et l’effondrement total du système capitaliste actuel. Ils cherchent maintenant à rembourser au plus vite… car les préteurs d’hier n’aiment pas être débiteurs. En remboursant au plus vite, les banques éviteront peut-être la mise en place de contrôles indésirés et se débarrasseront d’une tutelle politique dérangeante. Elles pourront alors reprendre leurs pratiques frauduleuses et rémunérer les grandes fortunes avec des bénéfices irréels et leurs dirigeants et traders avec des bonus qui ressemblent à un partage du butin.
Profitant d’une légère embellie « Spéculative » (pic central du W, voir article Sortie de crise et nouveau modèle économique) de la conjoncture mondiale et américaine les banques ont déjà remboursé plusieurs milliards. Je vais essayer d’expliquer ce qu’est la spéculation à la baisse ou plutôt le casse du siècle:
Le Trésor américain a autorisé, mardi 9 juin 2009, dix des plus grandes banques des États-Unis à rembourser les 68 milliards de dollars (49 milliards d’euros) de fonds publics dont elles ont collectivement bénéficié depuis l’automne 2008, dans le cadre de son plan de stabilisation du système financier. Cette décision va permettre à ces établissements de s’affranchir des conditions posées par l’État en contrepartie de son aide. Elles allaient devoir accepter un contrôle accru et une entrée de l'Etat dans leur système de gouvernance.
Les dix banques avaient reçu ces fonds de l’État dans le cadre du plan TARP, (Troubled Asset Relief Program, doté de 700 milliards de dollars) de recapitalisation lancé par le gouvernement de George Bush. Au total, l’État avait placé 200 milliards de dollars (143 milliards d’euros) dans plus de 600 banques. Cette injection de capital avait pour but d’apporter des fonds propres aux institutions qui en avaient besoin, pour se refinancer à un moment où le marché du crédit interbancaire était gelé par la peur du risque de faillites. L’État avait obtenu des actions de ces banques en échange de l’argent qu’il apportait. L’opération de rétrocession des actions va dégager un gain de "plusieurs milliards" de dollars pour l’État, a indiqué le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, les cours des actions des banques ayant en général monté depuis la prise de participation de l’État. Les banques en remboursant une partie de leurs dettes évitent la pire des sanctions, le contrôle de l'Etat. L'Etat de son côté peut justifier le status quo puisque les banques rembourses leurs dettes en payant des intérêts.
Pourquoi personne ne s’étonne que les banques au bord du gouffre il y a quelques mois soient maintenant en position de rembourser plusieurs centaines de milliards et que le cours de leurs actions remontent ?
Personne ne veut rien changer. Les banques avaient prêté pour plus de 30 fois leurs fonds propres! Avec les fonds publics elles ont « spéculé à la baisse » afin de les reconstituer. Elles ont provoqué et amplifié la dévalorisation de certaines entreprises, parfois d’elles même, par des annonces de mauvais résultats, de plans sociaux, et par la publication de prévisions non justifiées ou volontairement fausses. Elles ont ensuite racheté les actions des entreprises ciblées à un cours largement inférieur à leurs vraies valeurs… Ensuite les mêmes banques publient des informations positives sur l’efficacité des plans de restructurations et de réduction des coûts mis en place par leurs proies. Elles font réévaluer, par les entreprises de notations les niveaux de risques. Les valeurs en bourse remontent. Les banques revendent avec des plus values de plus 30 à 40% en quelques jours. Peut-on encore croire au changement prochain du système ?
Nous comprenons maintenant pourquoi les bourses depuis quelques mois ne chutent plus, alors que tous les fondamentaux sont au rouge et que l’endettement mondial continue à s’accroitre. Nos entreprises européennes se meurent, nos emplois disparaissent, les financiers spéculent, la précarité s’installe.
Malheureusement nos alchimistes de la finance en plus de spéculer à la baisse, spéculent aussi sur une productivité accrue grâce à la crise et donc sur des bénéfices futurs encore plus importants. Cette spéculation est encore plus morbide et elle découle de la première. Les banques ont profité de la détérioration des cours, amplifiée par la spéculation à la baisse, pour imposer à leurs débiteurs des réductions de coûts et des restructurations impossibles il y a quelques mois. Les dirigeants des grands groupes mondiaux pour respecter les « convenances » définies par les financiers ont dû, dans l’urgence, détruire des millions d’emplois, fusionner des entreprises, délocaliser des sites de production, remettre à plat les acquis sociaux, etc. Ils demandent des sacrifices aux cadres et aux employés à la limite de l’acceptable et du légal : prise de congés sans solde, renoncement aux parts variables, réduction pure et simple « volontaires » de leurs salaires.
British Airways (BA) atteint le summum en demandant à ses salariés basé en Grande-Bretagne de travailler gratuitement sur une période allant d’une semaine à un mois. La compagnie aérienne parle de survie et son directeur général, Willie Walsh, a décidé de montrer l’exemple: il ne touchera pas ses 70.000 euros en juillet. « Il n’y a pas d’autre solution dit-il, l’entreprise existera toujours dans deux ans si le personnel voit cela comme une crise temporaire ou alors l’entreprise ne survivra pas ».
Mais BA British Airways discute également une réduction de salaire avec ses pilotes et sa restructuration passera aussi par de nouvelles destructions d’emplois après les 2500 postes déjà supprimés.
Attention je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas prendre ce type de disposition. Les dirigeants des grands groupes (ceux de BA inclus) n’ont pas le choix. Les financiers nous y obligent, la situation économique nous impose une réduction des coûts, des structures, afin d’adapter l’offre à une demande en chute libre. Les dirigeants ont l’obligation de limiter la diminution des bénéfices ou des pertes. Ils doivent générer du cash pour éviter aux banques d’avoir à les refinancer pendant cette période. Mais il faudrait qu’il existe une gouvernance européenne, mondiale qui mette en place des règles du jeu et qui s’engage à créer des instances capables de les contrôler et de les faire respecter.
Les dirigeants sont de bonne foi, ils n’ont pas d’autres alternatives. Mais dans deux ou trois ans, les entreprises restructurées avec des salariés qui auront accepté de perdre leurs acquis, seront plus productives et donc plus rentables. Les bénéfices seront supérieurs à ceux d’avant crise! En deux ou trois ans ils auront couvert les pertes accumulées pendant cette période, avant de générer à nouveau des bénéfices pour quelques privilégiés du monde de la finance et ceux qui ont accès à l’information (les experts).
Le problème c'est qu’il n’y a pas de clause de « retour à bonne fortune » en faveur des salariés, des ménages, des épargnants et des petits porteurs. Ils devront attendre, dans le meilleur des cas, une décennie pour retrouver des conditions de vie et de travail semblables à celles qu’ils avaient en 2007. Pourquoi n’établissons nous pas une obligation de reversement d’une part des bénéfices futurs pour compenser les sacrifices acceptés spontanément et volontairement par l’ensemble des salariés ? Les Europeos doivent réagir. Nous devons imposer au monde nos règles du jeu.
En effet les grands établissements financiers ont été obligés d’accepter l’aide des Etats au plus fort de la crise pour éviter la banqueroute et l’effondrement total du système capitaliste actuel. Ils cherchent maintenant à rembourser au plus vite… car les préteurs d’hier n’aiment pas être débiteurs. En remboursant au plus vite, les banques éviteront peut-être la mise en place de contrôles indésirés et se débarrasseront d’une tutelle politique dérangeante. Elles pourront alors reprendre leurs pratiques frauduleuses et rémunérer les grandes fortunes avec des bénéfices irréels et leurs dirigeants et traders avec des bonus qui ressemblent à un partage du butin.
Profitant d’une légère embellie « Spéculative » (pic central du W, voir article Sortie de crise et nouveau modèle économique) de la conjoncture mondiale et américaine les banques ont déjà remboursé plusieurs milliards. Je vais essayer d’expliquer ce qu’est la spéculation à la baisse ou plutôt le casse du siècle:
Le Trésor américain a autorisé, mardi 9 juin 2009, dix des plus grandes banques des États-Unis à rembourser les 68 milliards de dollars (49 milliards d’euros) de fonds publics dont elles ont collectivement bénéficié depuis l’automne 2008, dans le cadre de son plan de stabilisation du système financier. Cette décision va permettre à ces établissements de s’affranchir des conditions posées par l’État en contrepartie de son aide. Elles allaient devoir accepter un contrôle accru et une entrée de l'Etat dans leur système de gouvernance.
Les dix banques avaient reçu ces fonds de l’État dans le cadre du plan TARP, (Troubled Asset Relief Program, doté de 700 milliards de dollars) de recapitalisation lancé par le gouvernement de George Bush. Au total, l’État avait placé 200 milliards de dollars (143 milliards d’euros) dans plus de 600 banques. Cette injection de capital avait pour but d’apporter des fonds propres aux institutions qui en avaient besoin, pour se refinancer à un moment où le marché du crédit interbancaire était gelé par la peur du risque de faillites. L’État avait obtenu des actions de ces banques en échange de l’argent qu’il apportait. L’opération de rétrocession des actions va dégager un gain de "plusieurs milliards" de dollars pour l’État, a indiqué le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, les cours des actions des banques ayant en général monté depuis la prise de participation de l’État. Les banques en remboursant une partie de leurs dettes évitent la pire des sanctions, le contrôle de l'Etat. L'Etat de son côté peut justifier le status quo puisque les banques rembourses leurs dettes en payant des intérêts.
Pourquoi personne ne s’étonne que les banques au bord du gouffre il y a quelques mois soient maintenant en position de rembourser plusieurs centaines de milliards et que le cours de leurs actions remontent ?
Personne ne veut rien changer. Les banques avaient prêté pour plus de 30 fois leurs fonds propres! Avec les fonds publics elles ont « spéculé à la baisse » afin de les reconstituer. Elles ont provoqué et amplifié la dévalorisation de certaines entreprises, parfois d’elles même, par des annonces de mauvais résultats, de plans sociaux, et par la publication de prévisions non justifiées ou volontairement fausses. Elles ont ensuite racheté les actions des entreprises ciblées à un cours largement inférieur à leurs vraies valeurs… Ensuite les mêmes banques publient des informations positives sur l’efficacité des plans de restructurations et de réduction des coûts mis en place par leurs proies. Elles font réévaluer, par les entreprises de notations les niveaux de risques. Les valeurs en bourse remontent. Les banques revendent avec des plus values de plus 30 à 40% en quelques jours. Peut-on encore croire au changement prochain du système ?
Nous comprenons maintenant pourquoi les bourses depuis quelques mois ne chutent plus, alors que tous les fondamentaux sont au rouge et que l’endettement mondial continue à s’accroitre. Nos entreprises européennes se meurent, nos emplois disparaissent, les financiers spéculent, la précarité s’installe.
Malheureusement nos alchimistes de la finance en plus de spéculer à la baisse, spéculent aussi sur une productivité accrue grâce à la crise et donc sur des bénéfices futurs encore plus importants. Cette spéculation est encore plus morbide et elle découle de la première. Les banques ont profité de la détérioration des cours, amplifiée par la spéculation à la baisse, pour imposer à leurs débiteurs des réductions de coûts et des restructurations impossibles il y a quelques mois. Les dirigeants des grands groupes mondiaux pour respecter les « convenances » définies par les financiers ont dû, dans l’urgence, détruire des millions d’emplois, fusionner des entreprises, délocaliser des sites de production, remettre à plat les acquis sociaux, etc. Ils demandent des sacrifices aux cadres et aux employés à la limite de l’acceptable et du légal : prise de congés sans solde, renoncement aux parts variables, réduction pure et simple « volontaires » de leurs salaires.
British Airways (BA) atteint le summum en demandant à ses salariés basé en Grande-Bretagne de travailler gratuitement sur une période allant d’une semaine à un mois. La compagnie aérienne parle de survie et son directeur général, Willie Walsh, a décidé de montrer l’exemple: il ne touchera pas ses 70.000 euros en juillet. « Il n’y a pas d’autre solution dit-il, l’entreprise existera toujours dans deux ans si le personnel voit cela comme une crise temporaire ou alors l’entreprise ne survivra pas ».
Mais BA British Airways discute également une réduction de salaire avec ses pilotes et sa restructuration passera aussi par de nouvelles destructions d’emplois après les 2500 postes déjà supprimés.
Attention je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas prendre ce type de disposition. Les dirigeants des grands groupes (ceux de BA inclus) n’ont pas le choix. Les financiers nous y obligent, la situation économique nous impose une réduction des coûts, des structures, afin d’adapter l’offre à une demande en chute libre. Les dirigeants ont l’obligation de limiter la diminution des bénéfices ou des pertes. Ils doivent générer du cash pour éviter aux banques d’avoir à les refinancer pendant cette période. Mais il faudrait qu’il existe une gouvernance européenne, mondiale qui mette en place des règles du jeu et qui s’engage à créer des instances capables de les contrôler et de les faire respecter.
Les dirigeants sont de bonne foi, ils n’ont pas d’autres alternatives. Mais dans deux ou trois ans, les entreprises restructurées avec des salariés qui auront accepté de perdre leurs acquis, seront plus productives et donc plus rentables. Les bénéfices seront supérieurs à ceux d’avant crise! En deux ou trois ans ils auront couvert les pertes accumulées pendant cette période, avant de générer à nouveau des bénéfices pour quelques privilégiés du monde de la finance et ceux qui ont accès à l’information (les experts).
Le problème c'est qu’il n’y a pas de clause de « retour à bonne fortune » en faveur des salariés, des ménages, des épargnants et des petits porteurs. Ils devront attendre, dans le meilleur des cas, une décennie pour retrouver des conditions de vie et de travail semblables à celles qu’ils avaient en 2007. Pourquoi n’établissons nous pas une obligation de reversement d’une part des bénéfices futurs pour compenser les sacrifices acceptés spontanément et volontairement par l’ensemble des salariés ? Les Europeos doivent réagir. Nous devons imposer au monde nos règles du jeu.
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samedi 16 mai 2009
Sortie de crise et nouveau modèle économique
Nous essayons tous d'évaluer, de prévoir, de schématiser la sortie de crise. Nous ne connaissons pas encore toutes les données et conséquences de cette crise que certains, déjà, essayent d'en tirer profit. Ils spéculent sur l'avenir. Ils veulent redémarrer sur un modèle similaire à celui qui nous a amené à cette situation.
La crise est elle en V, W, L, U.... c'est la question que se posent les financiers du monde entier? Essayons de comprendre pour agir et organiser un nouvel ordre mondial.
Evolution en V: décroissance rapide (première branche descendante du V) et reprise rapide (deuxième branche ascendante du V). Cette situation est improbable si ce n’est impossible. Avec les fondamentaux actuels, comment pouvons nous envisager dans les prochains mois une croissance de 20-30%!
Evolution en L : chute rapide, futur déprimant avec une crise longue. Nous connaissons ce schéma c’est celui du japon depuis plus de 10 ans. Mais nous ne savons toujours pas comment ni quand ils en sortiront.
Evolution en U : chute rapide, reprise forte après une période, 1 ou 2 ans, de stagnation.
Evolution en W : C’est certainement le scénario le plus probable. Après 1 an de forte décroissance, reprise de confiance des ménages et spéculation à très court terme des milieux financiers (c’est le pic du W). Ils prendront ensuite leurs bénéfices, ce qui déclenchera un nouveau réajustement avec une forte décroissance. Enfin après plus de deux ans nous pourrons envisager une reprise avec une croissance soutenue. Cependant nous n'aurons pas résolut le problème majeur, déclencheur de la crise : l’endettement.
Je pense malheureusement que nous sommes dans une configuration en W.
Le raisonnement est simple. Les spéculateurs sont des joueurs et certains jouent en bourse comme ils joueraient au casino. Il y a cependant une différence majeure, nous n’interdisons jamais aux financiers l’accès aux bourses comme l’on interdit aux tricheurs, ou aux plus endettes, l’accès aux casinos!
Dans le monde de la finance aucun contrôle réel n’existe. Il n’y a pas de limite à la spéculation, la tricherie et l’arnaque sont reconnues comme des stratégies financières au service des investisseurs. Le monde de la finance a spéculé pendant des années en utilisant l’endettement des ménages comme seule clé de financement. Afin de faire croire à une couverture du risque, les banquiers ont fait augmenter artificiellement les prix de l’immobilier. Leur discours est rodé: les prix augmentent donc je vous prête 100% de la valeur de votre bien ; puisque je vous prête 100% vous pouvez vous endetter…. Puisque nous « pouvions » tous acheter, les banquiers nous prêtaient…, les prix ont augmentés. Et puisque les prix augmentaient, nous avons cru au miracle du capitalisme moderne. La bulle immobilière est née. Il ne restait plus qu’á faire fructifier les bénéfices réalisé par le monde de la finance et surtout il fallait faire disparaître les risques potentiels lié à cette bulle. Les génies de la finance ont alors inventés les hedges funds, la tritisation, etc. Ils ont organisé les paradis fiscaux et les paradis financiers (le premier étant la place de Londres).
Maintenant ce qui est terrifiant c’est que le monde de la finance, poussé par ceux qui ont profité de ce capitalisme sans foi ni loi, ne lâche pas le morceau. Ils spéculent à la « baisse » et ils spéculent sur une « augmentation de la productivité » et donc sur des bénéfices futurs. Quels sont donc ces nouveaux « virus » du jeu de la finance? Allons nous sortir un jour des cette spirale où le monde de la finance nous ment et tire profit de l’endettement des ménages et des états? Qui peut les stopper, les juger, les arrêter? Madof n’est qu’un parrain de la mafia de la finance jugé et condamné de façon exemplaire, pour faire croire que l’on pouvait en terminer avec la pègre de la finance… C’est faux, personne ne peut évaluer ni récupérer l’argent qu’il a volé. Aucune institution mondiale, européenne ou nationale n’existe.
La crise est elle en V, W, L, U.... c'est la question que se posent les financiers du monde entier? Essayons de comprendre pour agir et organiser un nouvel ordre mondial.
Evolution en V: décroissance rapide (première branche descendante du V) et reprise rapide (deuxième branche ascendante du V). Cette situation est improbable si ce n’est impossible. Avec les fondamentaux actuels, comment pouvons nous envisager dans les prochains mois une croissance de 20-30%!
Evolution en L : chute rapide, futur déprimant avec une crise longue. Nous connaissons ce schéma c’est celui du japon depuis plus de 10 ans. Mais nous ne savons toujours pas comment ni quand ils en sortiront.
Evolution en U : chute rapide, reprise forte après une période, 1 ou 2 ans, de stagnation.
Evolution en W : C’est certainement le scénario le plus probable. Après 1 an de forte décroissance, reprise de confiance des ménages et spéculation à très court terme des milieux financiers (c’est le pic du W). Ils prendront ensuite leurs bénéfices, ce qui déclenchera un nouveau réajustement avec une forte décroissance. Enfin après plus de deux ans nous pourrons envisager une reprise avec une croissance soutenue. Cependant nous n'aurons pas résolut le problème majeur, déclencheur de la crise : l’endettement.
Je pense malheureusement que nous sommes dans une configuration en W.
Le raisonnement est simple. Les spéculateurs sont des joueurs et certains jouent en bourse comme ils joueraient au casino. Il y a cependant une différence majeure, nous n’interdisons jamais aux financiers l’accès aux bourses comme l’on interdit aux tricheurs, ou aux plus endettes, l’accès aux casinos!
Dans le monde de la finance aucun contrôle réel n’existe. Il n’y a pas de limite à la spéculation, la tricherie et l’arnaque sont reconnues comme des stratégies financières au service des investisseurs. Le monde de la finance a spéculé pendant des années en utilisant l’endettement des ménages comme seule clé de financement. Afin de faire croire à une couverture du risque, les banquiers ont fait augmenter artificiellement les prix de l’immobilier. Leur discours est rodé: les prix augmentent donc je vous prête 100% de la valeur de votre bien ; puisque je vous prête 100% vous pouvez vous endetter…. Puisque nous « pouvions » tous acheter, les banquiers nous prêtaient…, les prix ont augmentés. Et puisque les prix augmentaient, nous avons cru au miracle du capitalisme moderne. La bulle immobilière est née. Il ne restait plus qu’á faire fructifier les bénéfices réalisé par le monde de la finance et surtout il fallait faire disparaître les risques potentiels lié à cette bulle. Les génies de la finance ont alors inventés les hedges funds, la tritisation, etc. Ils ont organisé les paradis fiscaux et les paradis financiers (le premier étant la place de Londres).
Maintenant ce qui est terrifiant c’est que le monde de la finance, poussé par ceux qui ont profité de ce capitalisme sans foi ni loi, ne lâche pas le morceau. Ils spéculent à la « baisse » et ils spéculent sur une « augmentation de la productivité » et donc sur des bénéfices futurs. Quels sont donc ces nouveaux « virus » du jeu de la finance? Allons nous sortir un jour des cette spirale où le monde de la finance nous ment et tire profit de l’endettement des ménages et des états? Qui peut les stopper, les juger, les arrêter? Madof n’est qu’un parrain de la mafia de la finance jugé et condamné de façon exemplaire, pour faire croire que l’on pouvait en terminer avec la pègre de la finance… C’est faux, personne ne peut évaluer ni récupérer l’argent qu’il a volé. Aucune institution mondiale, européenne ou nationale n’existe.
L’Europe doit définir au plus vite des règles communes pour métriser les dérives des financiers. Nous devons mettre en place les instances de contrôles et les moyens permettant de faire appliquer les lois et les règlements que nous aurons mis en place. Allons nous avoir la volonté de le faire?
dimanche 8 février 2009
L’activisme et les mouvements sociaux s’étendent à toute l’Europe
Mouvements sociaux, revendications, …attention aux dérives nationalistes.
Il ne fait plus aucun doute, le malaise social commence à être perceptible et la protestation monte et s’organise dans tous les pays d’Europe. Grève générale et manifestations étudiantes en France, mais plus exceptionnel, mouvements sociaux en Angleterre dans le conté de Lincolnshire, en Italie, en Grèce, en Espagne, etc. Des salariés défilent dans toutes les capitales européennes à l’annonce de plans sociaux massifs dans les entreprises nationales ou globales.
Sans qu’une guerre, sans qu’un attentat, sans qu’aucune catastrophe naturelle en soit à l’origine, la crise financière a engendré une crise économique dont l’ampleur est historique. Le moral du Monde et des Europeos est au plus bas. Les plus anciens craignent pour leurs emplois et les plus jeunes pour leur futur. Les classes moyennes et les jeunes sont touchés de plein fouet. Le chômage explose dans tous les pays avec de nouveaux records en Angleterre, en Espagne mais aussi en Irlande (4,5% de la population active en 2007, 8,3% en 2008 et une prévision de 10% en 2009). Les restructurations, les fermetures d’usines, les délocalisations ne sont pourtant pas encore toutes annoncées. Dell, Arcelor Mittal, Faurecia, Ford, PSA, Nissan, Valéo, HP, Microsoft, etc…ont annoncé leurs plans sociaux, mais de nombreux grands groupes les finalisent et attendent le moment opportun pour en faire l’annonce. Toutes les entreprises cherchent des solutions afin de limiter les dégâts et afin de préserver l’avenir. Les banques ont surévalué les valeurs des entreprises, elles ont surinvesti dans des projets immobiliers mais aussi industriels et commerciaux, elles ont crée une bulle financière qui vient d’exploser comme une bombe posée par des extrémistes ! Elles ont perpétré un attentat mondial !
Les entreprises ne sont plus financées à hauteur des besoins qu’impose cette situation de crise. Les banques leur demandent de maintenir leurs bénéfices afin de rémunérer les investisseurs et ne pas basculer en banqueroute générale. Elles ne financent plus les lignes de crédits indispensables pour garantir un fond de roulement minimum et continuer les investissements structurels.
L’équation des entreprises a-t-elle une solution ? Elles ne peuvent plus faire face à leurs coûts fixes, car leurs ventes s’écroulent et leurs clients ne peuvent plus payer. Les stocks, qui s’accumulent, ont un coût qu’elles ne peuvent plus supporter. Elles doivent réduire leurs masses salariales. Mais un plan social ça a un coût, que de nombreuses entreprises n’ont plus les moyens de financer. Elles essayent de maintenir leurs employés, de garder les équipes motivées, elles doivent continuer à gérer, à produire et à essayer de commercer pour gagner, dans le meilleur des cas beaucoup moins, sinon pour essayer de perdre le moins possible. Attention de nombreuses entreprises n’ont actuellement pas de solution. Leurs dettes vis-à-vis des banques sont insoutenables. Les investisseurs font pression et sont tentés de récupérer leurs capitaux pour se tourner vers des placements plus sûrs ou tout simplement parce qu’ils doivent eux aussi honorer leurs dettes ? La pression est maximale sur les équipes dirigeantes (ne pensons pas qu’aux grands patrons !) et sur les cadres supérieurs. Je profite de l’occasion pour attirer l’attention sur cette catégorie socioprofessionnelle, certes privilégiée, qui depuis environ 15 ans est une charnière oubliée des entreprises entre employés et investisseurs. Toujours plus d’heures travaillées et de sacrifices personnels. Ces cadres dirigeants vivent sous la pression des investisseurs, souvent « hors conventions collectives » car jugés et rémunérés sur des objectifs (souvent très difficiles ou impossibles à atteindre). Ils sont aussi sous la pression des employés qui ne comprennent pas pourquoi ils défendent les investisseurs et n’acceptent pas leurs revendications. En période de crise ce modèle aussi s’écroule ! Pourquoi travailler 70H par semaine, sacrifier ses week-ends, ne pas prendre de vacances et vivre sous une double pression quand il est joué d’avance qu’ils vont perdre en 2009 et 2010 en moyenne plus de 25% de leurs rémunérations. Les dirigeants, les cadres supérieurs, les employés n’ont plus aucune référence. Faut-il accepter de travailler plus? Faut-il accepter une réduction de ses revenus ? Faut-il faire des sacrifices pour aider son entreprise à surmonter cette période ou tout simplement pour essayer de sauver son poste de travail?
Bien sûr, il ne fait aucun doute que cette situation est exceptionnelle (2009 – 2010) et qu’il faut trouver des solutions nouvelles. Chacun doit faire des efforts personnels pour le bien de tous, et les entreprises doivent faire des efforts pour le bien collectif.
Mais les vraies questions ne sont elles pas les suivantes : faut-il renoncer à des doits acquis après de longues années de luttes ? Faut-il faire ces sacrifices sans aucune garantie, ni clauses de retour à bonne fortune? Sommes-nous sûrs que les efforts consentis par les employés permettront de financer la relance et les investissements nécessaires pour la survie de nos entreprises? Non bien sûr. Les banques, qui sont finalement aussi les actionnaires de la majorité des grandes entreprises, ne sont elles pas en train de se refinancer sur la trésorerie des entreprises et sur des bénéfices futurs ? Ne font-elles pas financer des restructurations (impensables il y a seulement quelques mois), par les états (aides diverses et subventions) et par les employés qui acceptent des conditions minimales ? Ces restructurations qui permettent maintenant des réductions de coûts justifiées, ne préparent elles pas aussi et surtout des bénéfices futurs encore plus importants que dans le passé? Doit-on envisager, c’est machiavélique, que les banques travaillent sur un modèle qui permettrait par la réduction des coûts actuels et donc futurs, des bénéfices exceptionnels dans les prochaines années 2011 - 2012 ? Les banques auraient ainsi trouvé le moyen de compenser les pertes boursières de leurs investisseurs et de tirer profit de la crise qu’elles ont engendrée.
Il ne fait plus aucun doute, le malaise social commence à être perceptible et la protestation monte et s’organise dans tous les pays d’Europe. Grève générale et manifestations étudiantes en France, mais plus exceptionnel, mouvements sociaux en Angleterre dans le conté de Lincolnshire, en Italie, en Grèce, en Espagne, etc. Des salariés défilent dans toutes les capitales européennes à l’annonce de plans sociaux massifs dans les entreprises nationales ou globales.
Sans qu’une guerre, sans qu’un attentat, sans qu’aucune catastrophe naturelle en soit à l’origine, la crise financière a engendré une crise économique dont l’ampleur est historique. Le moral du Monde et des Europeos est au plus bas. Les plus anciens craignent pour leurs emplois et les plus jeunes pour leur futur. Les classes moyennes et les jeunes sont touchés de plein fouet. Le chômage explose dans tous les pays avec de nouveaux records en Angleterre, en Espagne mais aussi en Irlande (4,5% de la population active en 2007, 8,3% en 2008 et une prévision de 10% en 2009). Les restructurations, les fermetures d’usines, les délocalisations ne sont pourtant pas encore toutes annoncées. Dell, Arcelor Mittal, Faurecia, Ford, PSA, Nissan, Valéo, HP, Microsoft, etc…ont annoncé leurs plans sociaux, mais de nombreux grands groupes les finalisent et attendent le moment opportun pour en faire l’annonce. Toutes les entreprises cherchent des solutions afin de limiter les dégâts et afin de préserver l’avenir. Les banques ont surévalué les valeurs des entreprises, elles ont surinvesti dans des projets immobiliers mais aussi industriels et commerciaux, elles ont crée une bulle financière qui vient d’exploser comme une bombe posée par des extrémistes ! Elles ont perpétré un attentat mondial !
Les entreprises ne sont plus financées à hauteur des besoins qu’impose cette situation de crise. Les banques leur demandent de maintenir leurs bénéfices afin de rémunérer les investisseurs et ne pas basculer en banqueroute générale. Elles ne financent plus les lignes de crédits indispensables pour garantir un fond de roulement minimum et continuer les investissements structurels.
L’équation des entreprises a-t-elle une solution ? Elles ne peuvent plus faire face à leurs coûts fixes, car leurs ventes s’écroulent et leurs clients ne peuvent plus payer. Les stocks, qui s’accumulent, ont un coût qu’elles ne peuvent plus supporter. Elles doivent réduire leurs masses salariales. Mais un plan social ça a un coût, que de nombreuses entreprises n’ont plus les moyens de financer. Elles essayent de maintenir leurs employés, de garder les équipes motivées, elles doivent continuer à gérer, à produire et à essayer de commercer pour gagner, dans le meilleur des cas beaucoup moins, sinon pour essayer de perdre le moins possible. Attention de nombreuses entreprises n’ont actuellement pas de solution. Leurs dettes vis-à-vis des banques sont insoutenables. Les investisseurs font pression et sont tentés de récupérer leurs capitaux pour se tourner vers des placements plus sûrs ou tout simplement parce qu’ils doivent eux aussi honorer leurs dettes ? La pression est maximale sur les équipes dirigeantes (ne pensons pas qu’aux grands patrons !) et sur les cadres supérieurs. Je profite de l’occasion pour attirer l’attention sur cette catégorie socioprofessionnelle, certes privilégiée, qui depuis environ 15 ans est une charnière oubliée des entreprises entre employés et investisseurs. Toujours plus d’heures travaillées et de sacrifices personnels. Ces cadres dirigeants vivent sous la pression des investisseurs, souvent « hors conventions collectives » car jugés et rémunérés sur des objectifs (souvent très difficiles ou impossibles à atteindre). Ils sont aussi sous la pression des employés qui ne comprennent pas pourquoi ils défendent les investisseurs et n’acceptent pas leurs revendications. En période de crise ce modèle aussi s’écroule ! Pourquoi travailler 70H par semaine, sacrifier ses week-ends, ne pas prendre de vacances et vivre sous une double pression quand il est joué d’avance qu’ils vont perdre en 2009 et 2010 en moyenne plus de 25% de leurs rémunérations. Les dirigeants, les cadres supérieurs, les employés n’ont plus aucune référence. Faut-il accepter de travailler plus? Faut-il accepter une réduction de ses revenus ? Faut-il faire des sacrifices pour aider son entreprise à surmonter cette période ou tout simplement pour essayer de sauver son poste de travail?
Bien sûr, il ne fait aucun doute que cette situation est exceptionnelle (2009 – 2010) et qu’il faut trouver des solutions nouvelles. Chacun doit faire des efforts personnels pour le bien de tous, et les entreprises doivent faire des efforts pour le bien collectif.
Mais les vraies questions ne sont elles pas les suivantes : faut-il renoncer à des doits acquis après de longues années de luttes ? Faut-il faire ces sacrifices sans aucune garantie, ni clauses de retour à bonne fortune? Sommes-nous sûrs que les efforts consentis par les employés permettront de financer la relance et les investissements nécessaires pour la survie de nos entreprises? Non bien sûr. Les banques, qui sont finalement aussi les actionnaires de la majorité des grandes entreprises, ne sont elles pas en train de se refinancer sur la trésorerie des entreprises et sur des bénéfices futurs ? Ne font-elles pas financer des restructurations (impensables il y a seulement quelques mois), par les états (aides diverses et subventions) et par les employés qui acceptent des conditions minimales ? Ces restructurations qui permettent maintenant des réductions de coûts justifiées, ne préparent elles pas aussi et surtout des bénéfices futurs encore plus importants que dans le passé? Doit-on envisager, c’est machiavélique, que les banques travaillent sur un modèle qui permettrait par la réduction des coûts actuels et donc futurs, des bénéfices exceptionnels dans les prochaines années 2011 - 2012 ? Les banques auraient ainsi trouvé le moyen de compenser les pertes boursières de leurs investisseurs et de tirer profit de la crise qu’elles ont engendrée.
Au bénéfice du doute, si nous voulons repartir sur des bases saines et ne pas recréer immédiatement une bulle financière, il nous faut être vigilant et inclure des clauses de retour à bonne fortune (partage des bénéfices avec les employés, paiement des heures supplémentaires, remboursement des primes non versées, etc).
Attention nous sommes en phase de refondation du capitalisme. Le libéralisme total dirigé par la finance est terminé. Nous vivons une grande dépression, avec une chute brutale, globale et massive de l’activité. Nous allons certainement créer un nouveau modèle socio-économique (et certainement aussi une nouvelle civilisation). Attention les transitions sont souvent difficiles et longues (une guerre mondiale et de nombreuses années avant Bretton woods 1944 pour surmonter la crise de 1929). Le risque est grand de devoir affronter des conflits sociaux majeurs, des révolutions, des nationalismes exacerbés et des conflits locaux ou mondiaux.
Certains indices sont déjà perceptibles en Europe, il ne faut pas les sous estimer. La Suisse a voté, le 08 Février 2009, pour ratifier la convention de circulation des travailleurs avec l’UE signée en 2002, mais aussi (et c’est plus grave) pour savoir si elle interdisait son application pour la Roumanie et la Bulgarie. Les Suisses sont vigilants et ont voté massivement pour la libre circulation. Mais le risque était là. Il aurait pu y avoir un début de discrimination et de réaction xénophobe créant un précédant. Dans la même semaine, les personnels anglais des raffineries de pétrole de Lincolnshire qui protestaient contre l’embauche d’employés étrangers « Europeos » ont obtenu gain de cause en obtenant le maintient et l’embauche prioritaire des travailleurs nationaux, même si cela va à l’encontre du principe de libre circulation des travailleurs dans l’UE.
Et pourtant le principe de libre circulation dans le l’UE est et doit être respecté. Si nous étudions le cas présent il n’y a aucun doute : L’entreprise française Alstom peut elle sous traiter à une entreprise Espagnole (qui embauche des espagnols et des portugais) la construction sur le territoire Anglais, d’une centrale pour une valeur de 45,2 millions d’euros ? La directive européenne de 1992 de libre circulation des travailleurs est claire : c’est légal. Il nous faut défendre cette directive car elle est l’un des fondements de l’UE. Si nous suivons l’analyse de la situation : comment devrait réagir l’Espagne si ses travailleurs de la société sous traitante d’Alstom ne pouvaient plus travailler sur le sol Anglais ? Il y a plus de 500.000 Europeos (non espagnol) résidants en Espagne et plus de 200.000 y votent ! Combien de français vivent et travaillent à Londres ? Ne laissons pas les nationalismes ressurgir. Ne laissons pas se propager des messages xénophobes, ne basculons pas vers le protectionnisme national. Restons Europeos solidaires ! Cherchons ensemble des solutions et ne renvoyons pas nos problèmes aux pays voisins. Essayons de résoudre le problème de fond et de comprendre pourquoi il existe toujours autant de différences, entre les pays membres, en termes de rémunérations et de protections sociales. Nous devons travailler sur des minima sociaux Européens. Mais attention il existera toujours des différences entre les pays membres et entre les régions d’un même pays. Il existera toujours aussi des différences de qualité de vie et de mode de vie. N’essayons pas non plus d’appliquer les mêmes modèles à tous, essayons de converger !
En conclusion (le préambule et l’analyse antérieure étaient nécessaires), je suis, bien sûr pour l’organisation de manifestations si elles ont pour objet la défense : des acquis sociaux, des libertés et de la dignité des hommes. Nous devons : être attentifs et actifs, prendre en compte l’environnement actuel et comprendre les enjeux et les risques de la situation que nous vivons. Nous ne pouvons revendiquer et déstabiliser sans analyser l’impact sur l’instant présent et les conséquences pour le futur. Ne confondons pas défense des acquis et revendications nouvelles (il y un temps pour chaque chose). Ne confondons pas défense des emplois et protectionnismes nationaux. Ne confondons pas solutions temporaires et régressions définitives. Cherchons des solutions pour construire une nouvelle société plus juste. Attention de ne pas détruire sans reconstruire, attention de créer de nouveaux équilibres avant de rejeter les anciens. Les extrêmes, les nationalistes, les xénophobes, les populistes, s’organisent et sont en embuscade. Ils commencent à se faire entendre en récupérant certains mouvements et manifestations. Les Europeos doivent montrer leur capacité à les repousser et à créer un nouveau modèle. Nous devons être mobilisés et prêts à faire entendre notre opposition en cas de dérives, mais aussi et surtout à être force de proposition pour construire notre futur.
Nous serons certainement capables entre Europeos de maitriser la situation, mais qu’en sera-t-il du reste du monde ? Que se passera-t-il si la Chine se soulève?
Et pourtant le principe de libre circulation dans le l’UE est et doit être respecté. Si nous étudions le cas présent il n’y a aucun doute : L’entreprise française Alstom peut elle sous traiter à une entreprise Espagnole (qui embauche des espagnols et des portugais) la construction sur le territoire Anglais, d’une centrale pour une valeur de 45,2 millions d’euros ? La directive européenne de 1992 de libre circulation des travailleurs est claire : c’est légal. Il nous faut défendre cette directive car elle est l’un des fondements de l’UE. Si nous suivons l’analyse de la situation : comment devrait réagir l’Espagne si ses travailleurs de la société sous traitante d’Alstom ne pouvaient plus travailler sur le sol Anglais ? Il y a plus de 500.000 Europeos (non espagnol) résidants en Espagne et plus de 200.000 y votent ! Combien de français vivent et travaillent à Londres ? Ne laissons pas les nationalismes ressurgir. Ne laissons pas se propager des messages xénophobes, ne basculons pas vers le protectionnisme national. Restons Europeos solidaires ! Cherchons ensemble des solutions et ne renvoyons pas nos problèmes aux pays voisins. Essayons de résoudre le problème de fond et de comprendre pourquoi il existe toujours autant de différences, entre les pays membres, en termes de rémunérations et de protections sociales. Nous devons travailler sur des minima sociaux Européens. Mais attention il existera toujours des différences entre les pays membres et entre les régions d’un même pays. Il existera toujours aussi des différences de qualité de vie et de mode de vie. N’essayons pas non plus d’appliquer les mêmes modèles à tous, essayons de converger !
En conclusion (le préambule et l’analyse antérieure étaient nécessaires), je suis, bien sûr pour l’organisation de manifestations si elles ont pour objet la défense : des acquis sociaux, des libertés et de la dignité des hommes. Nous devons : être attentifs et actifs, prendre en compte l’environnement actuel et comprendre les enjeux et les risques de la situation que nous vivons. Nous ne pouvons revendiquer et déstabiliser sans analyser l’impact sur l’instant présent et les conséquences pour le futur. Ne confondons pas défense des acquis et revendications nouvelles (il y un temps pour chaque chose). Ne confondons pas défense des emplois et protectionnismes nationaux. Ne confondons pas solutions temporaires et régressions définitives. Cherchons des solutions pour construire une nouvelle société plus juste. Attention de ne pas détruire sans reconstruire, attention de créer de nouveaux équilibres avant de rejeter les anciens. Les extrêmes, les nationalistes, les xénophobes, les populistes, s’organisent et sont en embuscade. Ils commencent à se faire entendre en récupérant certains mouvements et manifestations. Les Europeos doivent montrer leur capacité à les repousser et à créer un nouveau modèle. Nous devons être mobilisés et prêts à faire entendre notre opposition en cas de dérives, mais aussi et surtout à être force de proposition pour construire notre futur.
Nous serons certainement capables entre Europeos de maitriser la situation, mais qu’en sera-t-il du reste du monde ? Que se passera-t-il si la Chine se soulève?
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dimanche 14 décembre 2008
Les institutions européennes au service du monde?

Pouvons nous mettre les institutions Européennes au service de l’économie mondiale ? De quelles institutions et organisations parlons nous ?
Nous avons heureusement une monnaie unique qui, pour l’instant, s’est révélée être une extraordinaire arme d’auto défense contre la crise planétaire. L’Euro, même les plus sceptiques en demandent ! Les Islandais sont obligés de reconnaître qu’ils ont fait une erreur historique en n’intégrant pas l’union europénne. Les Polonais eux sont maintenant bien obligés de reconnaître que leur situation de membre de l’union a été un bouclier face à la crise. Si ils avaient fait partie de la zone Euro ils auraient disposé d’une armure les protégeant.
Les pays Europeos, individuellement, auraient ils pu assumer la crise ? L’Europe et l’Euro, nous ont certainement sauvés des nationalismes sous jacents et d’un conflit comme dans le passé entre pays européens! L’Euro et l’Europe sont des armes au service de la paix, ne l’oublions pas… rappelons le à nos partenaires et aux euro sceptiques.
Mais attention l’Euro ne veut pas dire harmonisation des politiques économiques et financières. Nous avons des critères de convergence plus ou moins respectés par les pays membres (rappelons que la France est l’un des mauvais élèves de la classe !!).
Certaines politiques spéculatives et ou pratiques bancaires sont interdites dans certains pays et autorisées dans d’autres, les droits de succession existant ou inexistants en fonction de l’état membre (et oui, il vaut mieux mourir Europeos en Italie qu'en France ?), les impôts et la TVA sont toujours disparates, il vaut mieux être célibataire à Londres, boire et fumer à Madrid, être au chômage et vieillir en France et …. mourir en Italie (ce n’est plus un plan de carrière mais un plan de vie de nomade!!)
Qu’en est il des paradis fiscaux ? Quel est le droit européen ? Sommes nous capables de définir (et de traduire !!) les termes économiques de la même façon ? Hedge funds ? Off shore ? Subprime ? Quelles instances en Europe régulent et contrôlent vraiment les pratiques bancaires et financières ?
Nous sommes nous seulement posé cette question ces dix dernières années ?
Nous avons mis en place un nombre incroyable de normes, de réglementations et d’instances pour contrôler les « Europeos »… ce qu’ils mangent, boivent, fument, consomment…. mais nous en avons oublié de contrôler les banques et les institutions financières. Suis-je bête, "la main invisible" était la pour contrôler les banques et les marchés libres. Pourquoi donc se préoccuper? Pourquoi mettre en place des institutions et des organisations pour contrôler l'économie de marché "libérée" puisque elle s'autorégule et que nos banquiers et économistes sont irréprochables?
Mais alors que pouvons nous donc amener à l’économie mondiale ?
Et bien laissons de côté nos lacunes et imperfections et apportons nos forces. Nous pouvons sans grands risques apporter notre stabilité monétaire et politique, une éthique sociale et financière, un concept de politique commune et de gestion de critères de convergences, une capacité de réflexion et d’action, mais aussi et surtout nos expériences nationales mises en commun pour le bien de l’union et non pour le bien d’un seul pays (nous sommes un vieux continent qui a de l’expérience et qui sait rester jeune… n’en déplaise à certains !).
Nos histoires et nos institutions nationales mises en commun au service de l’Europe avec une constitution finalement acceptée par tous et des institutions complètes et reconnues par tous, ce seront (et ce sont déjà) nos forces et notre apport au niveau planétaire. Une union Européenne politique, économique, et de défense au service de la paix dans le monde et au service de la stabilité et de l’éthique financière et sociale. Ce doit être notre projet d’avenir immédiat (et non pas à long terme!). La situation actuelle est historique, elle oblige les politiques à prendre des dispositions nouvelles et à accepter des compromis certainement inacceptables en temps de paix et de croissance économique.
Nous avons heureusement une monnaie unique qui, pour l’instant, s’est révélée être une extraordinaire arme d’auto défense contre la crise planétaire. L’Euro, même les plus sceptiques en demandent ! Les Islandais sont obligés de reconnaître qu’ils ont fait une erreur historique en n’intégrant pas l’union europénne. Les Polonais eux sont maintenant bien obligés de reconnaître que leur situation de membre de l’union a été un bouclier face à la crise. Si ils avaient fait partie de la zone Euro ils auraient disposé d’une armure les protégeant.
Les pays Europeos, individuellement, auraient ils pu assumer la crise ? L’Europe et l’Euro, nous ont certainement sauvés des nationalismes sous jacents et d’un conflit comme dans le passé entre pays européens! L’Euro et l’Europe sont des armes au service de la paix, ne l’oublions pas… rappelons le à nos partenaires et aux euro sceptiques.
Mais attention l’Euro ne veut pas dire harmonisation des politiques économiques et financières. Nous avons des critères de convergence plus ou moins respectés par les pays membres (rappelons que la France est l’un des mauvais élèves de la classe !!).
Certaines politiques spéculatives et ou pratiques bancaires sont interdites dans certains pays et autorisées dans d’autres, les droits de succession existant ou inexistants en fonction de l’état membre (et oui, il vaut mieux mourir Europeos en Italie qu'en France ?), les impôts et la TVA sont toujours disparates, il vaut mieux être célibataire à Londres, boire et fumer à Madrid, être au chômage et vieillir en France et …. mourir en Italie (ce n’est plus un plan de carrière mais un plan de vie de nomade!!)
Qu’en est il des paradis fiscaux ? Quel est le droit européen ? Sommes nous capables de définir (et de traduire !!) les termes économiques de la même façon ? Hedge funds ? Off shore ? Subprime ? Quelles instances en Europe régulent et contrôlent vraiment les pratiques bancaires et financières ?
Nous sommes nous seulement posé cette question ces dix dernières années ?
Nous avons mis en place un nombre incroyable de normes, de réglementations et d’instances pour contrôler les « Europeos »… ce qu’ils mangent, boivent, fument, consomment…. mais nous en avons oublié de contrôler les banques et les institutions financières. Suis-je bête, "la main invisible" était la pour contrôler les banques et les marchés libres. Pourquoi donc se préoccuper? Pourquoi mettre en place des institutions et des organisations pour contrôler l'économie de marché "libérée" puisque elle s'autorégule et que nos banquiers et économistes sont irréprochables?
Mais alors que pouvons nous donc amener à l’économie mondiale ?
Et bien laissons de côté nos lacunes et imperfections et apportons nos forces. Nous pouvons sans grands risques apporter notre stabilité monétaire et politique, une éthique sociale et financière, un concept de politique commune et de gestion de critères de convergences, une capacité de réflexion et d’action, mais aussi et surtout nos expériences nationales mises en commun pour le bien de l’union et non pour le bien d’un seul pays (nous sommes un vieux continent qui a de l’expérience et qui sait rester jeune… n’en déplaise à certains !).
Nos histoires et nos institutions nationales mises en commun au service de l’Europe avec une constitution finalement acceptée par tous et des institutions complètes et reconnues par tous, ce seront (et ce sont déjà) nos forces et notre apport au niveau planétaire. Une union Européenne politique, économique, et de défense au service de la paix dans le monde et au service de la stabilité et de l’éthique financière et sociale. Ce doit être notre projet d’avenir immédiat (et non pas à long terme!). La situation actuelle est historique, elle oblige les politiques à prendre des dispositions nouvelles et à accepter des compromis certainement inacceptables en temps de paix et de croissance économique.
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